L'an dernier, Ma vie de courgette de Claude Barras, Fais de beaux rêves de Marco Bellocchio, la révélation Divines de Houda Benyamina ou encore le Neruda de Pablo Larraín avaient fait le bonheur des spectateurs de la Quinzaine des Réalisateurs pilotée par Édouard Waintrop, ex-journaliste à Libé. Qu'est-on en droit d'attendre cette fois de la principale section parallèle du rendez-vous cannois? De fort belles choses, su...

L'an dernier, Ma vie de courgette de Claude Barras, Fais de beaux rêves de Marco Bellocchio, la révélation Divines de Houda Benyamina ou encore le Neruda de Pablo Larraín avaient fait le bonheur des spectateurs de la Quinzaine des Réalisateurs pilotée par Édouard Waintrop, ex-journaliste à Libé. Qu'est-on en droit d'attendre cette fois de la principale section parallèle du rendez-vous cannois? De fort belles choses, sur le papier en tout cas. Dix-neuf longs métrages, deux programmes de courts et un hommage au cinéaste allemand Werner Herzog: le menu est copieux, qui s'ouvrira avec Un beau soleil intérieur, l'intrigant nouveau film de Claire Denis, lointainement inspiré de Roland Barthes, scénarisé par Christine Angot et interprété par le tandem Binoche-Depardieu. La suite est à l'avenant, entre Jeannette, le trip mystique dansé et chanté de Bruno Dumont, Frost, le nouveau Sharunas Bartas avec Vanessa Paradis, The Florida Project, qui voit le réalisateur de Tangerine Sean Baker filmer des gosses vivant à la marge de Disneyland, Ôtez-moi d'un doute, où Carine Tardieu réunit Cécile de France et François Damiens, voire même Alive in France, soit Abel Ferrara documentant sa propre tournée musicale sur les routes de l'Hexagone. Mais aussi des films signés Amos Gitai, Philippe Garrel ou encore Jean-Charles Hue. Plus difficile de tirer des plans du côté de La Semaine de la Critique, qui fait la part belle aux premiers films. On se souvient que Grave y avait marqué les esprits en 2016. Julia Ducournau et Garance Marillier trônent d'ailleurs sur l'affiche de cette édition 2017 annonçant treize courts et onze longs, parmi lesquels Ava, de la scénariste d'Arnaud Desplechin Léa Mysius, le film d'animation iranien Tehran Taboo ou bien le très attendu Brigsby Bear de Dave McCary (Saturday Night Live) avec Claire Danes et Mark Hamill. À quoi on ne manquera pas d'ajouter une séance spéciale concoctée par l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) et consacrée à Pour le réconfort, la première réalisation de l'acteur Vincent Macaigne. Plus que quelques nuits dormir... N.C.