"Antidawn EP"

Parce qu'il a chamboulé le paysage électronique avec des albums aussi cruciaux que Burial (2006) ou Untrue (2007), chaque nouvelle sortie de Will Bevan fai...

Parce qu'il a chamboulé le paysage électronique avec des albums aussi cruciaux que Burial (2006) ou Untrue (2007), chaque nouvelle sortie de Will Bevan fait figure d'événement. D'autant que le Londonien reste avare en déclarations et mystérieux sur son identité (seules deux, trois mauvaises photos de lui circulent sur le Net). Il réapparaît aujourd'hui à la faveur d'un EP de seulement cinq titres, mais long de 43 minutes. Certains marqueurs historiques sont toujours présents: les craquèlements récurrents, ou les voix fantomatiques, comme perdues dans la ville déserte. Antidawn laisse cependant les concrétions dubstep-garage de côté. Il préfère se lover dans le coton de plages ambient complexes, paysages à la fois désolés et réconfortants.