Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles est une capitale modeste et n'a qu'un statut de ville provinciale. Les routes y sont en mauvais état (déjà) et la circulation, quel que soit le moyen de transport, y est difficile. Un événement va tout changer, prétext...

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles est une capitale modeste et n'a qu'un statut de ville provinciale. Les routes y sont en mauvais état (déjà) et la circulation, quel que soit le moyen de transport, y est difficile. Un événement va tout changer, prétexte qu'il est à tant de bouleversements. L'Exposition universelle de 1958 (la première depuis la fin du conflit planétaire) se veut le miroir d'un monde futuriste où la technique, l'art et l'architecture transforment la vie. Quasiment 60 ans jour pour jour après son inauguration, Bruxelles 58, la nouvelle capitale revient sur un rendez-vous qui a aussi changé la ville. Une ville alors arborée, sacrifiée sur l'autel de l'automobile. Malgré un manque de peps et une musique pas toujours adaptée à son sujet, le documentaire de Grégory Goethals vaut le coup d'oeil pour ses images d'époque et ses anecdotes. La pub dans un épisode de L'Homme invisible. Les hôtesses en bikini sur le toit du Cinquantenaire. Et Walt Disney qui passe y chercher l'inspiration. Bruxelles 58 retrace l'histoire de l'Atomium et de bâtiments déjà disparus mais va aussi à la rencontre de ses acteurs et porteurs de projet, comme le baron Aldo Vastapane (92 ans, monsieur Martini Belgique) ou encore Claude De Clercq (97 balais et 10% d'Interparking). Instructif et révélateur.