La télévision québécoise a accouché, avec Blue Moon, d'une série d'espionnage qui a éveillé les enthousiasmes de la Belle Province. Tonique et musclée, portée par des personnages burinés, ténébreux et des scènes d'action percutantes, l'...

La télévision québécoise a accouché, avec Blue Moon, d'une série d'espionnage qui a éveillé les enthousiasmes de la Belle Province. Tonique et musclée, portée par des personnages burinés, ténébreux et des scènes d'action percutantes, l'intrigue principale, assez mince en première saison, s'épaissit un peu. Justine Laurier (Karine Vanasse), qui a hérité au décès de son père d'une compagnie privée de sécurité, avait découvert que celle-ci était présente sur des terrains d'opération peu reluisants et cachés au grand public. Qui aurait cru le Canada aussi actif en coulisse que son voisin américain? Prenant l'improbable pour acquis, la saison 2 voit l'héritière tenter de faire sortir l'affaire familiale de l'illégalité, rivaliser avec un associé peu recommandable et composer avec sa conscience, la raison et le secret d'État, sans parler des pulsions de mort et de sexe. Accrocheuse, notamment en raison de la qualité de sa photo et l'implication physique de ses comédiens, Blue Moon ravira les fans d'action et d'accents sans repousser les esprits plus sourcilleux.