Publié avec le XXe siècle, le Journal d'une femme de chambre, d'Octave Mirbeau, avait déjà fait l'objet de deux adaptations cinématographiques et non des moindres, Jean Renoir (The Diary of a Chambermaid, en 1946, avec Paulette Goddard dans le rôle-titre) puis Luis Buñuel (en 1964, Jeanne Moreau incarnant cette fois Célestine), en livrant deux versions aussi différentes qu'essentielles. Benoît Jacquot a, pour sa part, choisi d'en revenir au texte, dans une transposition dont la fidélité n'exclut nullement la modernité. Soit un portrait de femme bien dans la lignée d'une filmographie ayant su, de La Fausse Suivante aux Adieux à la reine, revisiter avec bonheur le film d'époque. Et l'objet d'une conversation berlinoise feutrée...
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