Série d'animation nippone adaptée du célèbre manga de Paru Itagaki, Beastars déboule enfin sur Netflix après une diffusion télévisée événementielle à l'automne sur l'archipel. Soit douze épisodes d'une grosse vingtaine de minutes chacun qui s'intéressent à un bestiaire anthropomorp...

Série d'animation nippone adaptée du célèbre manga de Paru Itagaki, Beastars déboule enfin sur Netflix après une diffusion télévisée événementielle à l'automne sur l'archipel. Soit douze épisodes d'une grosse vingtaine de minutes chacun qui s'intéressent à un bestiaire anthropomorphisé réuni au sein d'un institut où les herbivores continuent à craindre les carnivores malgré une cohabitation inter-espèces réglementée. Chroniquant l'éveil aux sentiments et au désir d'un loup gris pour une lapine facile, la série fonctionne comme une fable très libre de ton sur la différence et le vivre-ensemble. Esthétiquement soignée, capable de varier avec beaucoup d'aisance ses techniques d'animation, Beastars joue souvent d'un clair-obscur quasiment expressionniste pour mieux souligner la dualité de son personnage central, constamment partagé entre la douceur de son amour naissant et ses pulsions primaires. " Tant que les instincts existent, faire souffrir est inévitable", s'entête une lapine fataliste qui synthétise à elle seule le grand écart gonflé qu'opère la série, à la fois complètement délirante et hyper émotionnelle. Entre romantisme mielleux exacerbé, humour totalement décomplexé et violence très graphique, Beastars est réservée aux plus de 16 ans. Un enthousiasmant divertissement, à suivre dans une deuxième saison à venir.