"Fake It Flowers"

De la génération X à la génération Z, il n'y a qu'une lettre d'écart (et, OK, un fossé technologique, on veut bien l'admettre). Pour le reste, il ne f...

De la génération X à la génération Z, il n'y a qu'une lettre d'écart (et, OK, un fossé technologique, on veut bien l'admettre). Pour le reste, il ne faut peut-être pas s'étonner de voir la seconde replonger autant dans les musiques de la première, tant elles partagent une même déprime lancinante. À 20 ans, l'Anglaise d'origine philippine Beatrice Laus sort un premier album qui colle, à s'y méprendre, à l'esthétique rock grunge féminine des nineties (de Veruca Salt à Liz Phair). Sous le nom de Beabadoobee, la jeune femme gonfle le son de sa bedroom pop, en aiguisant notamment ses guitares ( Yoshimi, Forest, Magdalene ; Worth It), mais sans jamais perdre de vue l'horizon pop ( Horen Sarrison), millennial malgré tout.