Quelques accords distordus de guitare à la Metallica, enchaînés à des nappes de synthé baveuses façon Toto. BC Camplight mine-t-il volontairement l'intro de son quatrième album pour tester la curiosité de l'auditeur? Peut-être pas, vu le pedigree d'un disque fragmenté, peu classable, oscillation permanente entre sons et genres, comme l'adéquat récipient d'une vie sismique. On comprend vite qu'on a raison de dépasser l'entrée en matière, parce que la suite intrigue, touche et emporte dans un creuset de rock fifties triomphant, mélopées californiennes, t...