Les récentes manifestations pro-démocratie à Hong Kong ont dopé cet été le petit monde des applis de discussion en peer to peer. Pour éviter de se faire épier par les autorités, les militant...

Les récentes manifestations pro-démocratie à Hong Kong ont dopé cet été le petit monde des applis de discussion en peer to peer. Pour éviter de se faire épier par les autorités, les militants utilisaient en effet Bridgefly et FireChat, deux messageries qui ne se connectent pas aux réseaux des opérateurs. Les deux applis offline se rabattent intelligemment sur le bluetooth et le wi-fi pour créer des toiles locales où les terminaux communiquent entre eux, sur des distances de 60 à 100 mètres. Pour discuter sur des portées plus longues, les smartphones d'autres utilisateurs sont mis à profit -à la manière d'antennes relais- sans que ces derniers puissent lire la communication. Bridgefly et FireChat ont vu leurs téléchargements exploser de 4 000 % ces deux derniers mois, selon les données d'Apptopia, citées dans un article de Forbes. Une réplique singulière à WeChat, outil de surveillance étatique et de communication très populaire en Asie.