Bolan et T. Rex seront inducted cet automne 2020 au Rock Hall of Fame. D'où cette compilation de 26 titres et autant d'interprètes. C'est trop, d'autant que le côté forcément mille-feuille du genre, malgré le talent du producteur ...

Bolan et T. Rex seront inducted cet automne 2020 au Rock Hall of Fame. D'où cette compilation de 26 titres et autant d'interprètes. C'est trop, d'autant que le côté forcément mille-feuille du genre, malgré le talent du producteur Hal Willner -fauché par le Covid en avril 2020- s'avère un rien agaçant. Surtout lorsque les mégastars font de l'inutile copycat (U2 avec Elton John), de la reprise peu imaginative (Kesha, Joan, Jett) voire de l'autoparodie de leur propre molécule musicale (Peaches, Lucinda Williams). Mais le bonheur s'y trouve quand même: dans l'impeccable version de Cosmic Dancer finement jouée par Nick Cave et dans tous ces chanteurs/euses a priori de série B, voire C, qui magnifient le matériel vintage. Comme Borns qui booste formidablement un titre de 1976, Dawn Storm, ou l'Américain John Cameron Mitchell, qui récupère l'également peu connu Diamond Meadows pour flirter avec la flamboyance. Celle que Marc Bolan a voulu porter jusqu'au bout, et que cette éclectique entreprise de reprises, pousse à redécouvrir via les originaux. Testament glam résistant aux modes, y compris en septembre 2020.