Après Tel-Aviv en 2017, le festival L'Heure d'hiver, organisé par le cinéma Galeries avec des décentralisations dans divers lieux bruxellois (l'Actor's studio, Bozar, et l'Atelier 210) est consacré, cette année à Téhéran. L'occasion d'une plongée dans une cinématographie iranienne dont Un homme intègre de ...

Après Tel-Aviv en 2017, le festival L'Heure d'hiver, organisé par le cinéma Galeries avec des décentralisations dans divers lieux bruxellois (l'Actor's studio, Bozar, et l'Atelier 210) est consacré, cette année à Téhéran. L'occasion d'une plongée dans une cinématographie iranienne dont Un homme intègre de Mohammad Rasoulof est venu rappeler la richesse tout récemment encore. Prix Un Certain Regard lors du dernier festival de Cannes, le film compte parmi la trentaine d'oeuvres proposées, inédites pour certaines, et ventilées suivant diverses thématiques radiographiant la société persane contemporaine: "Le cinéma comme résistance" (avec Goodbye du même Rasoulof, mais encore Les Chats persans de Bahman Ghobadi ou Taxi Téhéran de Jafar Panahi), "L'Iran entre modernité et tradition", avec entre autres trois films de l'incontournable Asghar Farhadi, "Où en sont les femmes?", en présence notamment de la réalisatrice Farnaz Jamshidi Moghadam, auteure du documentaire La Relation, ou encore "Être Afghan à Téhéran", occasion de découvrir Sonita, portrait au féminin signé Rokhsareh Ghaemmaghami, mais aussi de revoir Le Goût de la cerise d'Abbas Kiarostami, Palme d'or en 1997. Ce dernier fait par ailleurs l'objet d'un hommage, avec notamment la présentation de 24 Frames, son ultime film, mais aussi du formidable Close Up, qui le révélait en 1990. Soit deux séances spéciales parmi d'autres, un volet enfants, mais aussi des expositions et un concert figurant également au programme.