"7G"

Autant prévenir: 7G est un disque complètement cintré, excessif, insupportable et pourtant fascinant. Mais pouvait-on attendre véritablement autre chose d'Alexander Guy Cook, fondateur du collectif iconoclaste PC Music? Créé il y a sept ans, le label est devenu à la fois un repoussoir, ...

Autant prévenir: 7G est un disque complètement cintré, excessif, insupportable et pourtant fascinant. Mais pouvait-on attendre véritablement autre chose d'Alexander Guy Cook, fondateur du collectif iconoclaste PC Music? Créé il y a sept ans, le label est devenu à la fois un repoussoir, tant ses partis pris pop radicaux peuvent décontenancer, et une référence absolue pour ceux qui ont réussi à dépasser l'aspect provocateur et criard de la manoeuvre. Récemment, le webzine Pitchfork comparait les efforts de PC Music pour créer le malaise à ceux de l'artiste contemporain Jeff Koons: pas mieux... Pour son premier "véritable" album solo, A. G. Cook propose donc un album de quelque 49 titres, découpés en sept disques, pour autant de chapitres: l'un consacré à la voix, un autre à la batterie, le suivant au piano, etc. Ces 2 heures 50 de musique sont forcément inécoutables d'une traite. Elles n'en offrent pas moins une vitrine aussi éclatée que passionnante sur l'univers du Londonien. Où l'on trouve aussi bien des esquisses bizarres de 50 secondes, que des reprises obliques de maxitubes comme, entre autres, le Chandelier de Sia ou le Beetlebum de Blur. Où vous croiserez autant l'influence de Squarepusher que de la J-Pop, l'écho lointain des Strokes comme celui, plus proche, de Charli XCX (avec qui A.G Cook a largement collaboré). Un mix éclaté et fou, qui correspond bien à l'époque. C'est dire...