Le Minitel... Étrange invention française des années 80 censée incarner un certain futur -mais dont les formes atroces lui assuraient un look dépassé à peu près dès son apparition... C'est en tout cas à l'aide de cet engin que trois étudiants, Stéphanie, la bourgeoise aux dents longues, Toni l...

Le Minitel... Étrange invention française des années 80 censée incarner un certain futur -mais dont les formes atroces lui assuraient un look dépassé à peu près dès son apparition... C'est en tout cas à l'aide de cet engin que trois étudiants, Stéphanie, la bourgeoise aux dents longues, Toni le dragueur-fonceur, et Simon, le nerd, décident de faire fortune. Comme le businessman Xavier Niel en son temps, nos trois pionniers du Minitel rose sont prêts à tout, même à user de stratagèmes moyennement légaux. Car la Monique du titre n'est pas une voyante ou une cuisinière, mais une sulfureuse tentatrice d'une messagerie à caractère érotique voire pornographique! Doux Jésus... Les auteurs mentionnent The Social Network et Le Péril jeune parmi leurs influences -on placera nous Halt & Catch Fire, pour l'équipe de héros a priori mal assortis, et le bricolage informatique de génie dans le garage (ici, un grenier). Comme dans la récente OVNI(s), du générique aux tenues, la reconstitution des 80's est parfaite. L'arrivée du Minitel 2 va doper les ambitions des trois associés: "Un million de branlettes juste pour nous, Simon!" -oui, dans la charmante bourgade de... Jouy, l'humour est délicieusement beauf. On ne se lasse pas d'y suivre les galères et les joies du trio dans l'érection de leur petite entreprise. Leur empire?