Anne Boher, légiste au CHU de Strasbourg, passe un été pourri et caniculaire entre l'agonie de sa mère et le silence des macchabées. Chez elle, elle trouve des lettres anonymes contenant des menaces de mort, ainsi que des poupées rousses ensanglantées, disposées dans des postures obscènes ou grotesques. Tous ces éléments vont contribuer, ainsi que ses étranges collègues, à la faire basculer lentement vers la folie.

Ces horreurs sont-elles liées au fait qu'elle ait exigé l'exhumation des corps des victimes du fou de Blauelsand? Une affaire classée deux ans plus tôt, grâce à elle d'ailleurs... Y a-t-il un lien entre ces crimes, le dossier 242, et la maladie de sa mère? Son assistant Enzo Marquès cherchera le fameux dossier dans les labyrinthes glauques qui recèlent les archives de cet hôpital où il se passe des choses pas très nettes, du genre expériences médicales.

Franck Albertini, ancien flic chahuté du ciboulot et la psy Laure Bellanger, amie de Anne, vont tenter de l'aider à résoudre cette énigme. Cependant, leurs certitudes vont vaciller et le doute va s'installer insidieusement. A cause de la chaleur torride, les gens tombent comme des mouches. L'hôpital et la morgue sont saturés.

Dans une atmosphère étouffante, sur un air de Traviata, les personnages aux caractères bien trempés apportent le piment nécessaire à ce récit où la psychologie prend le pas sur l'intrigue, notamment avec les monologues de la légiste. Lalie Walker sait de quoi elle parle puisqu'elle est aussi psychothérapeute, spécialisée en sophrologie analytique et psychogénéalogie. Ce roman ne scotche pas mais interpelle. En fait, il faut le digérer avant de pouvoir l'apprécier. Le plaisir a parfois un effet rétroactif.

Les survivantes, de Lalie Walker, éditions Actes Sud, 356 pages.

Nadine Monfils

Anne Boher, légiste au CHU de Strasbourg, passe un été pourri et caniculaire entre l'agonie de sa mère et le silence des macchabées. Chez elle, elle trouve des lettres anonymes contenant des menaces de mort, ainsi que des poupées rousses ensanglantées, disposées dans des postures obscènes ou grotesques. Tous ces éléments vont contribuer, ainsi que ses étranges collègues, à la faire basculer lentement vers la folie. Ces horreurs sont-elles liées au fait qu'elle ait exigé l'exhumation des corps des victimes du fou de Blauelsand? Une affaire classée deux ans plus tôt, grâce à elle d'ailleurs... Y a-t-il un lien entre ces crimes, le dossier 242, et la maladie de sa mère? Son assistant Enzo Marquès cherchera le fameux dossier dans les labyrinthes glauques qui recèlent les archives de cet hôpital où il se passe des choses pas très nettes, du genre expériences médicales. Franck Albertini, ancien flic chahuté du ciboulot et la psy Laure Bellanger, amie de Anne, vont tenter de l'aider à résoudre cette énigme. Cependant, leurs certitudes vont vaciller et le doute va s'installer insidieusement. A cause de la chaleur torride, les gens tombent comme des mouches. L'hôpital et la morgue sont saturés. Dans une atmosphère étouffante, sur un air de Traviata, les personnages aux caractères bien trempés apportent le piment nécessaire à ce récit où la psychologie prend le pas sur l'intrigue, notamment avec les monologues de la légiste. Lalie Walker sait de quoi elle parle puisqu'elle est aussi psychothérapeute, spécialisée en sophrologie analytique et psychogénéalogie. Ce roman ne scotche pas mais interpelle. En fait, il faut le digérer avant de pouvoir l'apprécier. Le plaisir a parfois un effet rétroactif. Les survivantes, de Lalie Walker, éditions Actes Sud, 356 pages. Nadine Monfils