Avec "Nature humaine" (Flammarion), l'auteur de 58 ans signe un roman rural qui dépeint les mutations de la France à la fin du XXe siècle, à travers le destin d'une famille d'agriculteurs du sud-ouest.

Sa vision de l'époque est désabusée, le monde allant de catastrophe en catastrophe (la sécheresse de 1976, Tchernobyl, la tempête de décembre 1999), et cédant à la rationalité économique la plus froide. "Maintenant que le mur de Berlin était tombé, le libéralisme restait le seul modèle valablement organisé et achalandé, le seul schéma de civilisation offrant ce qu'il faut de succursales et de points de vente un peu partout dans le monde, un monde où toute marchandise était commercialisable à l'infini", écrit-il.

Trois autres distinctions Femina ont également été décernées. La Britannique d'origine sud-africaine Deborah Levy a été primée dans la catégorie "roman étranger" pour son diptyque autobiographique, "Le Coût de la vie" et "Ce que je ne veux pas savoir" (Editions du Sous-Sol).

Christophe Granger a, lui, remporté le prix de l'essai pour "Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie" (Anamosa), tandis qu'un "Prix spécial du jury" a été décerné au Libanais Charif Majdalani, pour "Beyrouth 2020" (Actes Sud).

À l'inverse d'autres récompenses comme le Goncourt ou L'Interallié, reportés sine die, le jury du Femina a tenu à remettre ses distinctions pour soutenir les librairies, considérées comme des commerces "non essentiels" et qui doivent donc garder portes closes durant ce nouveau confinement en France.

"L'événement annuel des prix littéraires constitue un acte de soutien capital à tous les acteurs de la chaîne du livre, éditeurs, libraires et auteurs qui, en ce moment, résistent par tous les moyens aux circonstances contraires. Nous sommes entièrement solidaires des libraires", a souligné le jury du Femina.

Les prix Médicis (du roman français, du roman étranger et de l'essai) doivent également être décernés vendredi.

Avec "Nature humaine" (Flammarion), l'auteur de 58 ans signe un roman rural qui dépeint les mutations de la France à la fin du XXe siècle, à travers le destin d'une famille d'agriculteurs du sud-ouest. Sa vision de l'époque est désabusée, le monde allant de catastrophe en catastrophe (la sécheresse de 1976, Tchernobyl, la tempête de décembre 1999), et cédant à la rationalité économique la plus froide. "Maintenant que le mur de Berlin était tombé, le libéralisme restait le seul modèle valablement organisé et achalandé, le seul schéma de civilisation offrant ce qu'il faut de succursales et de points de vente un peu partout dans le monde, un monde où toute marchandise était commercialisable à l'infini", écrit-il. Trois autres distinctions Femina ont également été décernées. La Britannique d'origine sud-africaine Deborah Levy a été primée dans la catégorie "roman étranger" pour son diptyque autobiographique, "Le Coût de la vie" et "Ce que je ne veux pas savoir" (Editions du Sous-Sol). Christophe Granger a, lui, remporté le prix de l'essai pour "Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie" (Anamosa), tandis qu'un "Prix spécial du jury" a été décerné au Libanais Charif Majdalani, pour "Beyrouth 2020" (Actes Sud). À l'inverse d'autres récompenses comme le Goncourt ou L'Interallié, reportés sine die, le jury du Femina a tenu à remettre ses distinctions pour soutenir les librairies, considérées comme des commerces "non essentiels" et qui doivent donc garder portes closes durant ce nouveau confinement en France. "L'événement annuel des prix littéraires constitue un acte de soutien capital à tous les acteurs de la chaîne du livre, éditeurs, libraires et auteurs qui, en ce moment, résistent par tous les moyens aux circonstances contraires. Nous sommes entièrement solidaires des libraires", a souligné le jury du Femina. Les prix Médicis (du roman français, du roman étranger et de l'essai) doivent également être décernés vendredi.