Le focus, c'est une mise au point, et quand on s'intéresse à l'image, on en connaît l'importance, surtout à une époque où elle semble aller de soi, et où la notion de nuance (comme celle de flou) devient de plus en plus difficile à tenir. Autofocus aurait d'ailleurs pu être le titre du recueil -finalement, j'ai gardé Perso- qui a servi de prétexte à cette rencontre avec la rédaction du journal. À Bruxelles, au milieu des livres, des disques (et des croquettes de crevettes), cette bande de loustics passionnés m'a contraint -dans la douceur- à me mettre à table et à partager avec eux ce festin de pop culture dont nous sommes si friands.

J'étais venu avec mes cartouches, eux avec les leurs. On a fait un carton (plein). Voilà ce qu'on appelle un échange fructueux autant que nourri. Pris sous le feu roulant de leurs questions, j'ai été sauvé par le gong d'une jeune photographe venue littéralement se rouler à mes pieds dans la perspective d'une contre-plongée audacieuse, sans aucun doute pour compenser les effets déstabilisants de la plongée en eaux intimes à laquelle j'étais convié. Intimes bien que peu profondes, comme le noteront rapidement tous les amateurs d'apnée. J'ai toujours préféré la légèreté, définitivement moins pesante. La gravitation oui, la gravité, non.

Et le modèle sur lequel toute cette joyeuse équipe s'est donc amusé à faire le Focus vous salue bien...

Making of

Debby Termonia
© Debby Termonia

On lui doit tellement de fous rires devant son petit écran qu'une ride devrait porter son nom. Chauffées à blanc par la plume de Laurent... Chalumeau ("humour", aurait asséné Didier l'Embrouille, l'un de ses nombreux avatars), ses apparitions déjantées sur Canal+ dans les années 80 et 90 sont devenues cultes. L'air de rien, Antoine de Caunes balade son espièglerie, son irrévérence et son débit mitraillette depuis quatre décennies dans le PAF. Sans prendre le melon pour autant. On n'a d'ailleurs eu aucun mal à lui faire enfiler le costume de rédac' chef. En deux ou trois mails, l'affaire était pliée. Et durant les quelques heures qu'il nous a accordées, on a pu apprécier sa gentillesse, sa franchise, sa pudeur aussi, tapie sous les masques de clown. S'il carbure désormais au thé vert, la passion qui brûle dans ce corps toujours ferme et svelte est restée intacte. Notamment pour la BD. Ça tombe bien, Frédéric Bézian, Christophe Blain et Matthieu Bonhomme, trois de ses auteurs de chevet, ont accepté sans se faire prier de tirer son portrait pour ce numéro spécial. Une triple cerise sur le gâteau. L.R.

Le focus, c'est une mise au point, et quand on s'intéresse à l'image, on en connaît l'importance, surtout à une époque où elle semble aller de soi, et où la notion de nuance (comme celle de flou) devient de plus en plus difficile à tenir. Autofocus aurait d'ailleurs pu être le titre du recueil -finalement, j'ai gardé Perso- qui a servi de prétexte à cette rencontre avec la rédaction du journal. À Bruxelles, au milieu des livres, des disques (et des croquettes de crevettes), cette bande de loustics passionnés m'a contraint -dans la douceur- à me mettre à table et à partager avec eux ce festin de pop culture dont nous sommes si friands. J'étais venu avec mes cartouches, eux avec les leurs. On a fait un carton (plein). Voilà ce qu'on appelle un échange fructueux autant que nourri. Pris sous le feu roulant de leurs questions, j'ai été sauvé par le gong d'une jeune photographe venue littéralement se rouler à mes pieds dans la perspective d'une contre-plongée audacieuse, sans aucun doute pour compenser les effets déstabilisants de la plongée en eaux intimes à laquelle j'étais convié. Intimes bien que peu profondes, comme le noteront rapidement tous les amateurs d'apnée. J'ai toujours préféré la légèreté, définitivement moins pesante. La gravitation oui, la gravité, non. Et le modèle sur lequel toute cette joyeuse équipe s'est donc amusé à faire le Focus vous salue bien...