Pourtant, c'est à la BD franco-belge que le 9e art doit ses lettres de noblesse. Sans doute, mais c'était il y a longtemps, et plus personne ne sait vraiment quels auteurs il faut ranger dans le rayon de la BD franco-belge. Une BD qui, soit dit en passant, est devenue beaucoup plus "franco" que "belge". Depuis l'illustre époque où les magazines Tintin et Spirou se tiraient la bourre pour truster les premières places des ventes en librairies, on ne peut pas dire que le Plat Pays ait brillé par son côté novateur. C'est d'ailleurs en France que les dessinateurs à la recherche de publications plus adultes ont trouvé refuge: Pilote, À suivre, Metal Hurlant, Fluide Glacial... en ont accueilli plus d'un. C'est en France toujours que la BD a su se réinventer avec des initiatives éditoriales novatrices, à l'image de l'Association.

Pendant ce temps, la Belgique est à la ramasse. Entre la production de séries à la chaîne et une BD tellement alternative qu'elle ne trouve pas de public, le lecteur en quête d'émotions ne sait pas où donner de l'oeil: les auteurs existent, mais on ne les trouve pas, éparpillés qu'ils sont dans différentes chapelles. Et ce n'est pas le Prix Diagonale de la bande dessinée, malgré ses intentions louables de "promouvoir le Neuvième Art belge", qui va y changer quelque chose. Avec son jury de vieux de la vieille (Dufaux, Van Hamme, Servais ou Hermann) et ses trois albums nominés dont un... français (Des salopes et des anges du tandem Cestac-Benacquista), pas sûr que l'image de la BD belge en sorte requinquée. Franquin, reviens!

V.G.

Pourtant, c'est à la BD franco-belge que le 9e art doit ses lettres de noblesse. Sans doute, mais c'était il y a longtemps, et plus personne ne sait vraiment quels auteurs il faut ranger dans le rayon de la BD franco-belge. Une BD qui, soit dit en passant, est devenue beaucoup plus "franco" que "belge". Depuis l'illustre époque où les magazines Tintin et Spirou se tiraient la bourre pour truster les premières places des ventes en librairies, on ne peut pas dire que le Plat Pays ait brillé par son côté novateur. C'est d'ailleurs en France que les dessinateurs à la recherche de publications plus adultes ont trouvé refuge: Pilote, À suivre, Metal Hurlant, Fluide Glacial... en ont accueilli plus d'un. C'est en France toujours que la BD a su se réinventer avec des initiatives éditoriales novatrices, à l'image de l'Association.Pendant ce temps, la Belgique est à la ramasse. Entre la production de séries à la chaîne et une BD tellement alternative qu'elle ne trouve pas de public, le lecteur en quête d'émotions ne sait pas où donner de l'oeil: les auteurs existent, mais on ne les trouve pas, éparpillés qu'ils sont dans différentes chapelles. Et ce n'est pas le Prix Diagonale de la bande dessinée, malgré ses intentions louables de "promouvoir le Neuvième Art belge", qui va y changer quelque chose. Avec son jury de vieux de la vieille (Dufaux, Van Hamme, Servais ou Hermann) et ses trois albums nominés dont un... français (Des salopes et des anges du tandem Cestac-Benacquista), pas sûr que l'image de la BD belge en sorte requinquée. Franquin, reviens!V.G.