C'est Noël, aussi ai-je cette semaine décidé de vous parler de vulgarités, d'insultes et de violences verbales diverses, parce que bon, la paix, la bonne volonté, tout ça, c'est exactement comme la bûche au chocolat: point trop n'en faut. Ce n'est pas qu'une provocation de ma part. Le bilan de l'année l'impose, vu que tout au long de 2018, on a pu voir se développer une tendance issue des guerres culturelles de réseaux sociaux qui entend remettre profondément en question l'usage de certaines insultes plutôt courantes. Il m'a ainsi frappé que lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Paris, un tract aurait été remis aux participants les invitant à utiliser certaines invectives plutôt que d'autres, "afin que toutes celles et ceux qui se mobilisent se sentent bien en manif/blocage, etc." Ce petit papier se présentait carrément comme un manuel destiné à ce que soient évitées à l'égard de la police et du pouvoir des insultes à caractère homophobe, transphobe, sexiste, "putophobe" et susceptibles de porter "toutes autres discriminations en tous genres".
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