De la Nouvelle Vague, Raymond Cauchetier reste comme le photographe de plateau emblématique, l'homme derrière le fameux cliché de Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg déambulant sur les Champs-Elysées (pris en marge du tournage de A bout de souffle); l'auteur, aussi, de la mémorable photo de Jeanne Moreau, Henri Serre et Oskar Werner, le trio de Jules et Jim, courant sur un pont.

A l'occasion de son nonantième anniversaire (et dans la foulée du cinquantenaire de la Nouvelle Vague), l'artiste est l'objet d'un hommage à la galerie James Hyman, à Londres, qui expose (et met en vente) certaines de ses photographies de cinéma les plus illustres.

L'occasion d'apprécier l'oeil exceptionnel de Cauchetier qui, s'il n'évolua dans le milieu du septième art que pendant une bonne dizaine d'années (de Mort en fraude de Marcel Camus en 1956 à Baisers volés de François Truffaut en 1968), sut mieux que quiconque, sans doute, capter à l'aide de son objectif l'esprit de la Nouvelle Vague, le mouvement qui devait révolutionner le cinéma français, et au-delà.

Démonstration avec des photographies réalisées pour Godard (A bout de souffle, Une femme est une femme) et Truffaut (Jules et Jim, La peau douce, Baisers volés), bien sûr, mais encore pour Jacques Demy (Lola) et Jacques Rozier (Adieu Philippine). Soit, aux côtés des Agnès Varda et autre Claude Chabrol, quelques-uns des cinéastes à qui le photographe, par ailleurs spécialiste de l'Indochine, devait prêter son précieux concours...

La Nouvelle Vague
Du 14 juillet au 28 août à la James Hyman Gallery, 5 Savile Row, Londres.
www.jameshymangallery.com

J.F. PL.