William Friedkin en 5 films

William Friedkin en 5 films
Réalisé à l'orée des années 70, The French Connection reste un sommet incontesté du polar. Soit l'enquête de deux inspecteurs new-yorkais tentant de démanteler un trafic de drogue en provenance de France, et un film soufflant de réalisme et d'énergie brute. Oscar du meilleur film, et du meilleur acteur pour Gene Hackman, phénoménal en "Popeye" Doyle, flic au galurin improbable et à la rage au corps, à quoi l'on ajoutera la poursuite la plus décoiffante de l'histoire du cinéma. Un must absolu. © DR

Le sulfureux réalisateur de Killer Joe est loin d'en être à son premier coup d'essai. Coup de projecteur en 5 films sur la carrière de Monsieur "L'exorciste". (J.F.Pl.)

The French Connection (1971) © DR

Réalisé à l'orée des années 70, The French Connection reste un sommet incontesté du polar. Soit l'enquête de deux inspecteurs new-yorkais tentant de démanteler un trafic de drogue en provenance de France, et un film soufflant de réalisme et d'énergie brute. Oscar du meilleur film, et du meilleur acteur pour Gene Hackman, phénoménal en "Popeye" Doyle, flic au galurin improbable et à la rage au corps, à quoi l'on ajoutera la poursuite la plus décoiffante de l'histoire du cinéma. Un must absolu.

The Exorcist (1973) © DR

Deux ans après son maître polar, Friedkin s'attèle à ce qui deviendra un classique du film d'épouvante, The Exorcist. Là encore, le réalisateur opte pour une mise en scène d'un réalisme et d'une efficacité exemplaires, le film puisant dans son premier degré assumé une force peu banale. Dans le genre, on a rarement fait mieux que Linda Blair possédée par le démon, et si The Exorcist a souvent été imité (avec notamment une suite de John Boorman), il n'a pour autant jamais été égalé.

Cruising (1980) © DR

Polar tourné à l'aube des années 80, Cruising (La chasse) n'est certes pas étranger à la réputation controversée de Friedkin, le film ayant suscité un scandale lors de sa sortie. L'intrigue, qui voit Al Pacino infiltrer les milieux gay SM de New York afin de traquer un tueur en série, est aussi efficace que tortueuse, culminant dans un final tout en ambiguïté. James Franco s'apprêterait à livrer sa version des 40 minutes que Friedkin dut sacrifier au montage afin d'éviter au film d'être classé X.

Bug (2006) © DR

Friedkin entame une longue traversée du désert au lendemain de To Live and Die in L.A., en 1985, passant du dispensable (Jade) au peu fréquentable (Rules of Engagement). Il en sort 20 ans plus tard avec l'inespéré Bug, qui consacre sa rencontre avec le scénariste Tracy Letts (également auteur de Killer Joe). Soit un huis clos flippant, hanté par Ashley Judd, Michael Shannon et Harry Connick Jr, et un modèle de thriller paranoïaque doublé d'une parabole saisissante sur l'Amérique post-11 septembre.

Killer Joe (2012) © Skip Bolen

William Friedkin opère un retour fracassant avec Killer Joe, thriller texan féroce à la démesure d'un réalisateur franc-tireur n'ayant rien perdu de son tranchant... (Lire la critique du film)Sur la photo, Emile Hirsch (à gauche) et William Friedkin (à droite) sur le tournage de Killer Joe.