2016 restera comme une année charnière dans le parcours de Virginie Efira, que l'on vit coup sur coup dans Elle de Paul Verhoeven et Victoria de Justine Triet, deux films qui devaient, le second surtout, modifier sensiblement son image, réorientant sa carrière dans la foulée. Trois ans plus tard, Continuer de Joachim Lafosse, une adaptation de Laurent Mauvignier initiée par ses soins, Un amour impossible de Catherine Corsini, d'après le roman de Christine Angot, et Le Grand Bain de Gilles Lellouche sont venus étoffer sa filmographie, tout en témoignant d'un art maîtrisé du grand écart. Ce que confirme aujourd'hui Sibyl, le film de ses retrouvailles avec Justine Triet, à savoir le portrait contrasté d'une femme au bord de la rupture avec ce que cela suppose comme embardées envoyant valdinguer des apparences par trop policées. Un rôle complexe dont l'actrice s'acquitte avec un aplomb appréciable, et qu'elle s'apprête à venir défendre sur la Croisette: l'histoire aimant repasser les plats, c'est à Cannes que le film prendra son envol, le duo Triet-Efira, qui avait illuminé la Semaine de la critique avec Victoria, ayant cette fois les honneurs de la compétition. Ce qui valait bien une conversation téléphonique avec l'actrice, évoquant leur relation privilégiée...
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