Quarante-deux ans déjà que, par un singulier alignement des planètes, la saga Star Wars imaginée par George Lucas bouleversait le paysage cinématographique. Depuis, le succès ne s'est jamais démenti, à la trilogie initiale en succédant une seconde, plus discutable, et bientôt une troisième, réalisée sous bannière Disney cette fois. L'occasion, pour J.J. Abrams, de remettre un peu d'ordre dans la galaxie, l'Episode VII, The Force Awakens, tenant, en 2015, du retour aux fondamentaux, avant que Rian Johnson n'os...

Quarante-deux ans déjà que, par un singulier alignement des planètes, la saga Star Wars imaginée par George Lucas bouleversait le paysage cinématographique. Depuis, le succès ne s'est jamais démenti, à la trilogie initiale en succédant une seconde, plus discutable, et bientôt une troisième, réalisée sous bannière Disney cette fois. L'occasion, pour J.J. Abrams, de remettre un peu d'ordre dans la galaxie, l'Episode VII, The Force Awakens, tenant, en 2015, du retour aux fondamentaux, avant que Rian Johnson n'ose une approche un tant soit peu iconoclaste dans le controversé The Last Jedi. C'est dire si The Rise of Skywalker, neuvième volet de la saga et conclusion de la troisième trilogie comme de l'aventure des Skywalker, faisait l'objet de spéculations nombreuses. En quoi les fans peuvent être rassurés: confié à J.J. Abrams, l'Episode IX consacre le retour à l'orthodoxie "starwarsienne" tout en répondant à diverses questions restées en suspens, non sans assurer généreusement le "fan service" au gré de son déroulant trépidant.La bande-annonce laissait entendre qu'il soit possible de revenir d'entre les morts ("Long Have I Waited..."), postulat que confirme un film peuplé de fantômes: ruines des décors historiques de la saga, comme personnages d'ailleurs, objets d'apparitions plus ou moins attendues, histoire de raccorder avec l'univers originel. L'on est là en terrain familier, le propos ne s'écartant guère d'une ligne convenue, à savoir un nouveau chapitre de la lutte du Bien contre le Mal, de la Résistance contre un Ordre aux sombres desseins. Le tout relevé des angoisses existentielles n'en finissant plus de tarauder Rey (Daisy Ridley), pivot de ce dernier épisode, et pimenté par sa relation ambivalente à Kylo Ren (Adam Driver), les Poe (Oscar Isaak), Finn (John Boyega), Chewbacca (Jonnas Suotamo), et jusqu'à l'impayabe C-3PO (Anthony Daniels) se démenant pour leur part tant et plus tandis que le récit aligne les morceaux de bravoure - batailles spatiales, courses-poursuites, combats au sabre-laser et l'on en passe... A défaut de surprendre, le résultat est efficace et éminemment spectaculaire; jusqu'à un certain charme vintage qui surnage dans le flot ininterrompu de rebondissements. Mission accomplie donc pour Abrams, qui a su mener le Millenium Falcon à bon port et l'aventure des Skywalker à son terme. La saga Star Wars n'est pas finie pour autant, puisqu'une nouvelle trilogie est annoncée par Disney à l'horizon 2022...