L'an dernier déjà, le festival n'avait pas eu lieu compte tenu de la situation sanitaire. Les organisateurs ont eu droit à une nouvelle frayeur à la suite des décisions prises par le gouvernement, lors de l'ultime Codeco de décembre. La culture étant amenée à fermer, ils s'attendaient à devoir reporter de nouveau leurs dates. Mais après différents retournements de situation, sa tenue est désormais confirmée. Cette 12e édition promet d'être riche, avec une sélection de 86 films, parmi lesquels 32 courts-métrages et 54 longs-métrages.

La programmation a donné beaucoup de fil à retordre aux organisateurs. Ceux-ci ont dû piocher parmi les productions cinématographiques de 2020 et 2021. C'est seulement après avoir visionné plusieurs centaines de films qu'ils ont fait le choix d'en garder 86. "Sans rien renier de notre ligne éditoriale des films qui dérangent, nous avons voulu, quand c'était possible, donner priorité à des films porteurs d'espérance, une modeste éclaircie dans la morosité ambiante", explique le président Jean-Pierre Winberg.

Les 15 et 16 janvier, le festival dédie son premier weekend aux courts-métrages belges et étrangers en plus d'une sélection pour les enfants de 4 à 8 ans. À partir du 17 janvier, des longs-métrages de fiction et des documentaires seront aussi à l'affiche ainsi qu'un recueil des films belges ou de la scène internationale les plus marquants de ces deux dernières années. Ceux-ci porteront l'étiquette "Ramdam".

De nombreuses équipes de films sont attendues au festival, dont celle au complet du film de Jan Bucquoy, La dernière tentation des Belges. "Coline Serreau sera présente avec son film La Belle verte. Assassiné à sa sortie en 1996 par la critique et les journaux, ce film résonne pourtant aujourd'hui avec notre brûlante actualité. Elle avait tout simplement eu le tort d'avoir raison trop tôt. Pour conclure, on accueillera l'avant-première belge du biopic d'Olivier Dahan consacré à la vie de Simone Veil. Comment mieux clôturer ce festival en proposant à nos festivaliers ce magnifique portrait de femme? Toute sa vie, dans ses divers et nombreux engagements, dans ses combats tant privés que publics, Simone Veil n'a cessé... de déranger", conclut Jean-Pierre Winberg.

Le Ramdam a prévu un total de 134 projections. Pour éviter un afflux de personnes, toutes les séances auront lieu à des heures différentes. Il sera donc plus compliqué d'enchaîner les films. En vue d'attirer les jeunes, le festival a mis en place le "studentpass". Ce ticket coûte 25 euros et permet l'entrée à 7 films.

Amandine Fossoul

L'an dernier déjà, le festival n'avait pas eu lieu compte tenu de la situation sanitaire. Les organisateurs ont eu droit à une nouvelle frayeur à la suite des décisions prises par le gouvernement, lors de l'ultime Codeco de décembre. La culture étant amenée à fermer, ils s'attendaient à devoir reporter de nouveau leurs dates. Mais après différents retournements de situation, sa tenue est désormais confirmée. Cette 12e édition promet d'être riche, avec une sélection de 86 films, parmi lesquels 32 courts-métrages et 54 longs-métrages. La programmation a donné beaucoup de fil à retordre aux organisateurs. Ceux-ci ont dû piocher parmi les productions cinématographiques de 2020 et 2021. C'est seulement après avoir visionné plusieurs centaines de films qu'ils ont fait le choix d'en garder 86. "Sans rien renier de notre ligne éditoriale des films qui dérangent, nous avons voulu, quand c'était possible, donner priorité à des films porteurs d'espérance, une modeste éclaircie dans la morosité ambiante", explique le président Jean-Pierre Winberg.Les 15 et 16 janvier, le festival dédie son premier weekend aux courts-métrages belges et étrangers en plus d'une sélection pour les enfants de 4 à 8 ans. À partir du 17 janvier, des longs-métrages de fiction et des documentaires seront aussi à l'affiche ainsi qu'un recueil des films belges ou de la scène internationale les plus marquants de ces deux dernières années. Ceux-ci porteront l'étiquette "Ramdam".De nombreuses équipes de films sont attendues au festival, dont celle au complet du film de Jan Bucquoy, La dernière tentation des Belges. "Coline Serreau sera présente avec son film La Belle verte. Assassiné à sa sortie en 1996 par la critique et les journaux, ce film résonne pourtant aujourd'hui avec notre brûlante actualité. Elle avait tout simplement eu le tort d'avoir raison trop tôt. Pour conclure, on accueillera l'avant-première belge du biopic d'Olivier Dahan consacré à la vie de Simone Veil. Comment mieux clôturer ce festival en proposant à nos festivaliers ce magnifique portrait de femme? Toute sa vie, dans ses divers et nombreux engagements, dans ses combats tant privés que publics, Simone Veil n'a cessé... de déranger", conclut Jean-Pierre Winberg.Le Ramdam a prévu un total de 134 projections. Pour éviter un afflux de personnes, toutes les séances auront lieu à des heures différentes. Il sera donc plus compliqué d'enchaîner les films. En vue d'attirer les jeunes, le festival a mis en place le "studentpass". Ce ticket coûte 25 euros et permet l'entrée à 7 films. Amandine Fossoul