L'été cinéphile joue les prolongations, puisque moins de deux mois après le festival de Cannes, c'est au tour de la Mostra de Venise de reprendre ses droits pour une 78e édition qui, si elle se déroulera comme la précédente sur arrière-plan de pandémie avec les mesures sanitaires que cela suppose, ne s'en annonce pas moins de haut vol. L'affiche concoctée par Alberto Barbera et ses équipes ne manque pas d'impressionner en effet, le festival proposant une vision panoramique de la produc...

L'été cinéphile joue les prolongations, puisque moins de deux mois après le festival de Cannes, c'est au tour de la Mostra de Venise de reprendre ses droits pour une 78e édition qui, si elle se déroulera comme la précédente sur arrière-plan de pandémie avec les mesures sanitaires que cela suppose, ne s'en annonce pas moins de haut vol. L'affiche concoctée par Alberto Barbera et ses équipes ne manque pas d'impressionner en effet, le festival proposant une vision panoramique de la production mondiale, où cinémas d'auteur et hollywoodien cohabitent harmonieusement, avec encore des ouvertures vers diverses plateformes, mais aussi des cinématographies méconnues.Un an après le sacre du formidable Nomadland de Chloé Zhao, vingt-et-un films, que départagera un jury présidé par Bong Joon-ho, concourront au Lion d'or. Il y a là du beau monde, puisque aux côtés de Pedro Almodovar, dont le mélodrame Madres Paralelas, avec Penélope Cruz, ouvrira les festivités ce mercredi soir, on retrouve notamment Pablo Larrain (Spencer, autour de Lady Di, avec Kristen Stewart), Stéphane Brizé (Un autre monde, avec le duo Vincent Lindon-Sandrine Kiberlain), Paul Schrader (The Card Counter), Paolo Sorrentino (E Stata la mano di dio) ou Jane Campion (The Power of the Dog); ces deux derniers avec des productions Netflix, la cinéaste néo-zélandaise étant par ailleurs l'une des cinq réalisatrices à peine sélectionnée en compétition - la parité, en tout état de cause, ne semble pas encore pour demain. Les autres sections ne s'annoncent pas moins intéressantes, le volet hors-compétition par exemple, avec la présentation ce week-end du Dune de Denis Villeneuve, sans conteste l'événement de cette Mostra. Mais aussi un chapelet d'avant-premières comme The Last Duel, de Ridley Scott, Last Night in Soho, d'Edgar Wright, avec Anya "The Queen's Gambit" Taylor Joy, Ennio, le documentaire consacré par Giuseppe Tornatore à Ennio Morricone, ou encore Scenes from a Marriage, mini-série HBO avec Jessica Chastain et Oscar Isaac, adaptée de Scènes de la vie conjugale, d'Ingmar Berman. Des Orizzonti aux Journées des auteurs, en passant par la Semaine de la critique, la suite du programme s'annonce surtout propice aux découvertes. Ainsi de deux entrées cambodgiennes: White Building, de Kavich Neang, et Karmalink, de Jake Wachtel...