Aviya est burkinabé. Accompagné de son ami Abas, il décide de quitter son pays afin de rejoindre une Europe dans laquelle il imagine un avenir meilleur pour lui, sa femme et sa fille. Mediterranea, le film de Jonas Carpignano projeté en ouverture du Med ce 4 décembre et présenté en mai dernier lors de la Semaine de la Critique du 58e Festival de Cannes, invite le spectateur à suivre ces deux migrants à travers un voyage long, épuisant et au cours duquel rien ne leur sera épargné. A la façon d'un documentaire, Jonas Carpignano nous fait vivre dans son premier long métrage l'espoir, l'attente, la peur et la détermination d'Aviya, héros de ce récit poignant qui rappelle que l'on sait ce que l'on perd mais jamais ce que l'on gagne.

Koudous Seihon, l'acteur qui incarne Aviya, est d'autant plus sincère dans son rôle qu'il a connu une histoire proche de celle du personnage principal. Après une enfance en Côte d'Ivoire, il rejoint le Burkina Faso à 13 ans suite au décès de son père. Suivront ensuite une série de voyages au sein de son continent natal dans le but d'y trouver un emploi, sans succès. C'est alors que Seihon décide de traverser la mare nostrum en bateau pour rejoindre l'Italie. Polyglotte, le futur acteur devient interprète pour les immigrés du centre de détention où il est accueilli. C'est grâce à cette aide qu'il reçoit ses papiers, un an après son arrivée. Dans ce centre, Seihon fait la rencontre de Jonas Carpignano avec lequel il tourne A Ciambra, court-métrage dans lequel on découvre l'histoire de Pio, ce jeune garçon roumain que l'on retrouve cigarette au bec dans Mediterranea.

Outre ce plein feu migratoire et turc, le Med se consacrera également au cinéma belge à travers sa sélection Med in Belgium, aux "oeuvres fortes" et aux débats dans MeDoc, ou encore aux films indépendants et petites productions dans Panorama. Toutes sections confondues, plus de 70 films seront projetés au total dont 9 présentés à l'occasion de la compétition internationale dont le jury, présidé par la réalisatrice Baya Kasmi, décernera son Grand prix le 11 décembre.

Festival du Cinéma Méditerranéen, du 4 au 11 décembre à Bruxelles. En savoir plus

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Aviya est burkinabé. Accompagné de son ami Abas, il décide de quitter son pays afin de rejoindre une Europe dans laquelle il imagine un avenir meilleur pour lui, sa femme et sa fille. Mediterranea, le film de Jonas Carpignano projeté en ouverture du Med ce 4 décembre et présenté en mai dernier lors de la Semaine de la Critique du 58e Festival de Cannes, invite le spectateur à suivre ces deux migrants à travers un voyage long, épuisant et au cours duquel rien ne leur sera épargné. A la façon d'un documentaire, Jonas Carpignano nous fait vivre dans son premier long métrage l'espoir, l'attente, la peur et la détermination d'Aviya, héros de ce récit poignant qui rappelle que l'on sait ce que l'on perd mais jamais ce que l'on gagne. Koudous Seihon, l'acteur qui incarne Aviya, est d'autant plus sincère dans son rôle qu'il a connu une histoire proche de celle du personnage principal. Après une enfance en Côte d'Ivoire, il rejoint le Burkina Faso à 13 ans suite au décès de son père. Suivront ensuite une série de voyages au sein de son continent natal dans le but d'y trouver un emploi, sans succès. C'est alors que Seihon décide de traverser la mare nostrum en bateau pour rejoindre l'Italie. Polyglotte, le futur acteur devient interprète pour les immigrés du centre de détention où il est accueilli. C'est grâce à cette aide qu'il reçoit ses papiers, un an après son arrivée. Dans ce centre, Seihon fait la rencontre de Jonas Carpignano avec lequel il tourne A Ciambra, court-métrage dans lequel on découvre l'histoire de Pio, ce jeune garçon roumain que l'on retrouve cigarette au bec dans Mediterranea. Outre ce plein feu migratoire et turc, le Med se consacrera également au cinéma belge à travers sa sélection Med in Belgium, aux "oeuvres fortes" et aux débats dans MeDoc, ou encore aux films indépendants et petites productions dans Panorama. Toutes sections confondues, plus de 70 films seront projetés au total dont 9 présentés à l'occasion de la compétition internationale dont le jury, présidé par la réalisatrice Baya Kasmi, décernera son Grand prix le 11 décembre. .