Affichant la petite quarantaine décontractée, le cinéaste américain Matthew Porterfield signe, avec Sollers Point, son quatrième long métrage -le premier à être distribué sous nos latitudes. Comme ses films précédents, celui-ci a pour cadre sa ville d'origine, Baltimore, et plus particulièrement un de ses quartiers ouvriers. "Je souhaitais tourner un film dans la banlieue où mes grands-parents ont passé une bonne partie de leur vie, explique-t-il, de passage à Flagey. Le film est situé à la lisière de la ville, côté sud, à Dundalk, une banlieue créée par la Bethlehem Steel pour ses travailleurs et leurs familles. Ma grand-mère maternelle a été élevée là-bas, et mon grand-père paternel y travaillait dans une aciérie. J'ai voulu me reconnecter à cet endroit, tout en étudiant un personnage tentant une réinsertion après un séjour en prison -j'avais notamment le souvenir d'un ami assigné à résidence, et qui ...