Harry Wootliff apprécie, de toute évidence, les chemins sinueux. Si Only You débute comme quelque sucrerie romantique -un jeune couple s'y rencontre la nuit de Nouvel an à Glasgow pour aussitôt filer le parfait amour-, c'est pour mieux embrasser par la suite un sujet aussi délicat et sensible que la fécondation in vitro. Quant à la réalisatrice anglaise (elle est originaire de Leeds, dans le Yorkshire, berceau de Gang of Four et des Sisters of Mercy notamment), elle s'était préparée à une carrière de comédienne avant de finalement opter pour la mise en scène, signant deux courts métrages remarqués, Nits et Trip, en prélude à l'aventure du long. "Je pense n'avoir jamais été destinée à devenir actrice, soupèse-t-elle, alors qu'on la retrouve dans le cadre impersonnel d'un hôtel du centre de Bruxelles. J'ai toujours beaucoup plus aimé les répétitions ou l'analyse d'un scénario que le jeu. Je me souviens m'être dit lors du tournage de mon premier court, tandis que j'observais les comédiens à l'abri du moniteur, combien je me trouvais dans une position incroyable p...