"Ça t'embête pas si je fume? On se tutoie, hein. Ça va?" Dans le jardin d'un hôtel normand tourné vers la mer, la conversation est rythmée par le cri des mouettes rieuses. Un peu comme dans un strip de Franquin. Nous sommes en septembre dernier à Deauville, où elle faisait partie du jury du Festival du cinéma américain. Leïla Bekhti vient alors d'enquiller les tournages d'une série de comédies françaises qui ont depuis déboulé sur nos écrans: Le Grand Bain de Gilles Lellouche, Un homme pressé d'Hervé Mimran et le tout frais La Lutte des classes de Michel Leclerc (lire la critique du film). Mais aussi J'irai où tu iras, le nouveau long métrage de Géraldine Nakache, attendu dans les prochains mois. Autant dire qu'en matière de rire à l'écran, celle qui a explosé en 2010 dans Tout ce qui brille, César du meilleur espoir féminin à la clé, en connaît un rayon. "C'est-à-dire que quand je reçois un scénario, j'essaie vraiment de mettre mon côté actrice de côté pour le lire en tant que spectatrice. Je me demande: "Est-ce que j'aurais envie d'aller voir ce film?" Aujo...