Vingt-deuxième long métrage des studios Pixar, Onward, de Dan Scanlon (Monsters University), adopte un environnement inédit, puisqu'il se déploie dans un hybride de banlieue américaine quelconque et d'univers imaginaire de fantasy. C'est dans ce cadre incertain que l'on découvre deux frères elfes élevés par leur mère en l'absence de père: Ian, un adolescent réservé manquant cruellement de confiance en lui, et Barley, son aîné fort en gueule et envahissant, amateur de jeux de rôle, de heavy metal et de magie. Laquelle sera bien utile lorsque Ian se voit transmettre, pour ses seize ans, la formule magique qui lui permettrait de rencontrer, le temps d'une journée, son père mort avant sa naissance, et de combler ainsi le grand vide de son existence. L'entreprise s'avère toutefois plus hasardeuse qu'escompté, les deux frangins que tout sépare a priori embarquant à bord de Guinevere, le van pourri de Barley, pour une quête fertile en aventures et riche en enseignements.

On a connu postulat de départ moins improbable, et l'ouverture de Onward fait craindre le pire, elfes, licornes, centaures et autres créatures mythologiques ou insolites se déployant dans la plus grande cacophonie. Le fouillis s'éclaircit cependant, le scénario se déclinant sous la forme d'un récit initiatique somme toute classique, road-movie balisé, comme il se doit, de rencontres insolites (la mandicore, guerrière intrépide reconvertie, signe des temps, dans la restauration, des fées Hells Angels...) et d'épreuves (celle du pont de non-retour vaut son lot de sensations). Le savoir-faire Pixar joue ici à plein, finesse d'exécution et sens du détail venant pi(g)menter l'aventure. Plus fondamental, Dan Scanlon, pour qui l'histoire revêt également une dimension personnelle (lire par ailleurs), réussit à y injecter émotions et même... magie, clés de la réussite d'un film qui, sans approcher les WALL-E ou autre Vice-Versa, se révèle un Pixar de fort honnête facture, leçon(s) de vie et supplément d'âme à l'appui.

Animation. De Dan Scanlon. Avec les voix de Tom Holland et Chris Pratt (vo), de Thomas Solivérès et Pio Marmaï (vf). 1h43. Sortie: 04/03. ***(*)

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Vingt-deuxième long métrage des studios Pixar, Onward, de Dan Scanlon (Monsters University), adopte un environnement inédit, puisqu'il se déploie dans un hybride de banlieue américaine quelconque et d'univers imaginaire de fantasy. C'est dans ce cadre incertain que l'on découvre deux frères elfes élevés par leur mère en l'absence de père: Ian, un adolescent réservé manquant cruellement de confiance en lui, et Barley, son aîné fort en gueule et envahissant, amateur de jeux de rôle, de heavy metal et de magie. Laquelle sera bien utile lorsque Ian se voit transmettre, pour ses seize ans, la formule magique qui lui permettrait de rencontrer, le temps d'une journée, son père mort avant sa naissance, et de combler ainsi le grand vide de son existence. L'entreprise s'avère toutefois plus hasardeuse qu'escompté, les deux frangins que tout sépare a priori embarquant à bord de Guinevere, le van pourri de Barley, pour une quête fertile en aventures et riche en enseignements. On a connu postulat de départ moins improbable, et l'ouverture de Onward fait craindre le pire, elfes, licornes, centaures et autres créatures mythologiques ou insolites se déployant dans la plus grande cacophonie. Le fouillis s'éclaircit cependant, le scénario se déclinant sous la forme d'un récit initiatique somme toute classique, road-movie balisé, comme il se doit, de rencontres insolites (la mandicore, guerrière intrépide reconvertie, signe des temps, dans la restauration, des fées Hells Angels...) et d'épreuves (celle du pont de non-retour vaut son lot de sensations). Le savoir-faire Pixar joue ici à plein, finesse d'exécution et sens du détail venant pi(g)menter l'aventure. Plus fondamental, Dan Scanlon, pour qui l'histoire revêt également une dimension personnelle (lire par ailleurs), réussit à y injecter émotions et même... magie, clés de la réussite d'un film qui, sans approcher les WALL-E ou autre Vice-Versa, se révèle un Pixar de fort honnête facture, leçon(s) de vie et supplément d'âme à l'appui.