Un procès théâtralisé façon Bertolt Brecht revu par les Monty Python. Un homme surnommé Simon "Sans Tripes" pour son extrême maigreur. Treize vaches volées et autant de fiancées chinoises. Le fantôme d'un chien... Les éléments de singularité abondent dans le deuxième et très fascinant volet du triptyque de Miguel Gomes, étonnante mais convaincante transposition de la logique des contes de la belle Shéhérazade au contexte du Portugal actuel plongé dans l'austérité. Trois contes sont au menu d'un film à l'inspiration sauvage, à l'opulence visuelle extrême, où le poétique et le politique s'épousent de passionnante façon. La crise économique offre un arrière-plan bien sombre, mais la lumière s'incarne dans une photographie aussi belle que sereine et riche en textures (signée du Thaïlandais Sayombhu Mukdeeprom, le directeur photo d'Apichatpong Weerasethakul). Bien sûr l'humour est là, rebelle au pessimisme ambiant, signe d'espoir en l'homme tellement maltraité par une logique financière implacable, mortifère.

DE MIGUEL GOMES. AVEC CRISTA ALFALATE, JOAO PEDRO BENARD, CHICO CHAPAS. 2H11. SORTIE: 25/11.

Dans le Focus du 20 novembre, notre interview de Miguel Gomes, quatre propositions insolites récentes...

Un procès théâtralisé façon Bertolt Brecht revu par les Monty Python. Un homme surnommé Simon "Sans Tripes" pour son extrême maigreur. Treize vaches volées et autant de fiancées chinoises. Le fantôme d'un chien... Les éléments de singularité abondent dans le deuxième et très fascinant volet du triptyque de Miguel Gomes, étonnante mais convaincante transposition de la logique des contes de la belle Shéhérazade au contexte du Portugal actuel plongé dans l'austérité. Trois contes sont au menu d'un film à l'inspiration sauvage, à l'opulence visuelle extrême, où le poétique et le politique s'épousent de passionnante façon. La crise économique offre un arrière-plan bien sombre, mais la lumière s'incarne dans une photographie aussi belle que sereine et riche en textures (signée du Thaïlandais Sayombhu Mukdeeprom, le directeur photo d'Apichatpong Weerasethakul). Bien sûr l'humour est là, rebelle au pessimisme ambiant, signe d'espoir en l'homme tellement maltraité par une logique financière implacable, mortifère.