Souffrant de maux de ventre inexplicables, Chloé (Marine Vacth) décide de consulter un psy, Paul Meyer (Jérémie Renier), ces deux-là s'abandonnant à leur attirance réciproque au bout de quelques séances à peine. Ils partagent un appartement depuis quelques mois lorsque la jeune femme découvre fortuitement que son compagnon, fort secret au demeurant, lui avait caché avoir un frère jumeau. Soit Louis Delord, psy lui aussi, et double négatif du précédent qu'elle décide de consulter à son tour, entamant une liaison à fleur de fantasmes, comme pour mieux devoir s'y perdre...

Thriller érotico-psychanalytique, L'Amant double évoque irrésistiblement le Dead Ringers de David Cronenberg, relevé encore d'influences de Brian De Palma (Blood Sisters), Alfred Hitchcock (Vertigo) ou Roman Polanski (Rosemary's Baby). Autant de références avec lesquelles s'amuse le cinéphile François Ozon, de même qu'il se joue du spectateur avec un plaisir manifeste. Porté par une mise en scène en trompe-l'oeil, où le cinéaste multiplie les effets-miroirs comme les audaces (osant d'entrée un raccord d'anthologie comme pour mieux donner le ton du film), il y a là une oeuvre élégante et tortueuse, s'insinuant entre rêves, cauchemars et réalité, jusqu'au vertige. Si Jérémie Renier est magistral dans son double rôle, Marine Vacth confère à cet envoûtant portrait de femme intensité et mystère, amenant cet Amant double en zone définitivement trouble. Soit, inscrit entre désir et névroses, un film de genre(s) virtuose, par un cinéaste évoluant au sommet de son art.

De François Ozon. Avec Marine Vacth, Jérémie Renier, Jacqueline Bisset. 1h47. Sortie: 14/06. ****

>> Lire également notre interview de François Ozon.

Souffrant de maux de ventre inexplicables, Chloé (Marine Vacth) décide de consulter un psy, Paul Meyer (Jérémie Renier), ces deux-là s'abandonnant à leur attirance réciproque au bout de quelques séances à peine. Ils partagent un appartement depuis quelques mois lorsque la jeune femme découvre fortuitement que son compagnon, fort secret au demeurant, lui avait caché avoir un frère jumeau. Soit Louis Delord, psy lui aussi, et double négatif du précédent qu'elle décide de consulter à son tour, entamant une liaison à fleur de fantasmes, comme pour mieux devoir s'y perdre... Thriller érotico-psychanalytique, L'Amant double évoque irrésistiblement le Dead Ringers de David Cronenberg, relevé encore d'influences de Brian De Palma (Blood Sisters), Alfred Hitchcock (Vertigo) ou Roman Polanski (Rosemary's Baby). Autant de références avec lesquelles s'amuse le cinéphile François Ozon, de même qu'il se joue du spectateur avec un plaisir manifeste. Porté par une mise en scène en trompe-l'oeil, où le cinéaste multiplie les effets-miroirs comme les audaces (osant d'entrée un raccord d'anthologie comme pour mieux donner le ton du film), il y a là une oeuvre élégante et tortueuse, s'insinuant entre rêves, cauchemars et réalité, jusqu'au vertige. Si Jérémie Renier est magistral dans son double rôle, Marine Vacth confère à cet envoûtant portrait de femme intensité et mystère, amenant cet Amant double en zone définitivement trouble. Soit, inscrit entre désir et névroses, un film de genre(s) virtuose, par un cinéaste évoluant au sommet de son art.