Troisième long métrage de Sameh Zoabi, Tel Aviv on Fire réussit, l'air de rien, une gageure: évoquer le conflit israélo-palestinien sans verser dans le pensum ni le pamphlet. À quoi le réalisateur préfère l'humour, généreusement dispensé à la faveur d'une mise en abyme en cristallisant les enjeux dans le soap au kitsch assumé qui donne son titre au film. Soit, produite par une télévision palestinienne à l'horizon de 1967, et donc de la guerre des Six Jours, l'histoire rocambolesque d'une Mata Hari arabe chargée de séduire un général israélien à des fins d'espionnage; du moins jusqu'à ce qu'un officier de Tsahal ne vienne mettre, incognito, son grain de sel dans le scénario, en modifiant les attendus. Sans, du reste, que le succès du feuilleton ne s'en trouve altéré, toutes communautés confondues...
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