Kore-eda: "Le cinéma débute au moment où l'on a fini de regarder le film"

Avec Shoplifters, Hirokazu Kore-eda signe un délicat portrait de famille comme lui seul sait les composer, qu'il double d'une photographie sensible de la société japonaise. Palme d'or à Cannes.

© Dr

Tel père, tel fils, Notre petite soeur, Une affaire de famille: un simple coup d'oeil aux titres des films d'Hirokazu Kore-eda suffit à en situer la ligne de force, cette cellule familiale que le cinéaste japonais, remarqué auparavant à la faveur des mémorables Maborosi et After Life, n'a eu de cesse d'explorer depuis Nobody Knows, en 2004. S'inspirant d'un fait divers qui avait défrayé la chronique nippone, le réalisateur y retraçait l'histoire d'enfants abandonnés par leur mère dans un petit appartement de Tokyo, et voués à la précarité et à la débrouille, en quelque fugue d'une intensité magique. Quatorze ans après, Shoplifters (Une affaire de famille en VF) n'est pas sans similitudes avec cet opus fondateur.
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