Une ouverture de prestige en mode hollywoodien toutes (Scarlett Johansson, George Clooney et autre Josh Brolin figurent au générique), manière aussi de rappeler qu'à l'ombre de Cannes, mais à l'égal de Venise, Berlin demeure un rendez-vous cinéphile incontournable. Prometteuse, même si moins ronflante peut-être que par le passé, la sélection s'en veut le reflet. On pointe ainsi parmi les 23 films (dont une majorité d'européens) composant le volet "compétition" du programme les nouveaux opus d'André Téchiné (Quand on a 17 ans), Mia Hansen-Love (L'Avenir), Rafi Pitts (Soy Nero), Lav Diaz (A Lullaby to the Sorrowful Mystery), Denis Côté (Boris sans Béatrice) ou Jeff Nichols (Midnight Special), mais aussi deux premiers films, Genius, de Michael Grandage, et Hedi, de Mohamed Ben Attia, de même que deux documentaires, Zero Days, d'Alex Gidney, et Fire at Sea, de Gianfranco Rosi.

Un même panachage préside à la section "Panorama", où l'on retrouve Bouli Lanners avec Les Premiers, les derniers, Rebecca Miller avec Maggie's Plan, Wayne Wang avec While the Women Are Sleeping, La Route d'Istanbul, de Rachid Bouchareb, ou encore Mapplethorpe: Look at the Pictures, un documentaire parmi beaucoup d'autres. Enfin, si le "Forum" s'aventurera en terres inconnues, tout en proposant une rétrospective de "Japanese indies from the punk years", on guettera aussi avec un intérêt tout particulier le Miles Ahead consacré par Don Cheadle à Miles Davis, voire le Where to Invade Next, nouveau brûlot annoncé de Michael Moore. La Berlinale s'est toujours voulue en prise sur son époque et sur une actualité brûlante en effet -elle avait été créée en son temps par les alliés occidentaux aux fins d'apparaître comme "une vitrine du monde libre"-, postulat qui ne devrait pas être démenti cette année, avec quantité d'oeuvres engagées, et une série d'initiatives prises en faveur des 79.034 réfugiés accueillis l'an dernier par la capitale allemande.

66E BERLINALE, DU 11 AU 20/02. www.berlinale.de

Une ouverture de prestige en mode hollywoodien toutes (Scarlett Johansson, George Clooney et autre Josh Brolin figurent au générique), manière aussi de rappeler qu'à l'ombre de Cannes, mais à l'égal de Venise, Berlin demeure un rendez-vous cinéphile incontournable. Prometteuse, même si moins ronflante peut-être que par le passé, la sélection s'en veut le reflet. On pointe ainsi parmi les 23 films (dont une majorité d'européens) composant le volet "compétition" du programme les nouveaux opus d'André Téchiné (Quand on a 17 ans), Mia Hansen-Love (L'Avenir), Rafi Pitts (Soy Nero), Lav Diaz (A Lullaby to the Sorrowful Mystery), Denis Côté (Boris sans Béatrice) ou Jeff Nichols (Midnight Special), mais aussi deux premiers films, Genius, de Michael Grandage, et Hedi, de Mohamed Ben Attia, de même que deux documentaires, Zero Days, d'Alex Gidney, et Fire at Sea, de Gianfranco Rosi. Un même panachage préside à la section "Panorama", où l'on retrouve Bouli Lanners avec Les Premiers, les derniers, Rebecca Miller avec Maggie's Plan, Wayne Wang avec While the Women Are Sleeping, La Route d'Istanbul, de Rachid Bouchareb, ou encore Mapplethorpe: Look at the Pictures, un documentaire parmi beaucoup d'autres. Enfin, si le "Forum" s'aventurera en terres inconnues, tout en proposant une rétrospective de "Japanese indies from the punk years", on guettera aussi avec un intérêt tout particulier le Miles Ahead consacré par Don Cheadle à Miles Davis, voire le Where to Invade Next, nouveau brûlot annoncé de Michael Moore. La Berlinale s'est toujours voulue en prise sur son époque et sur une actualité brûlante en effet -elle avait été créée en son temps par les alliés occidentaux aux fins d'apparaître comme "une vitrine du monde libre"-, postulat qui ne devrait pas être démenti cette année, avec quantité d'oeuvres engagées, et une série d'initiatives prises en faveur des 79.034 réfugiés accueillis l'an dernier par la capitale allemande.