Golshifteh Farahani: "Menée par des femmes, la guerre n'est pas la même"

04/01/19 à 13:34 - Mise à jour à 13:40
Du Le Vif/L'Express du 03/01/19

Sous les traits d'une combattante yézidie, Golshifteh Farahani embrase de sa fougue Les Filles du soleil, film de guerre maladroit d'Eva Husson doublé d'un manifeste féministe.

C'était en 2008: campant une infirmière jordanienne face à Leonardo DiCaprio dans Mensonges d'Etat, de Ridley Scott, Golshifteh Farahani devenait la première actrice iranienne à jouer dans une production américaine depuis la révolution islamique de 1979. Dix ans plus tard, et alors qu'elle affiche désormais 35 printemps, la comédienne a fait du chemin. Ayant choisi la voie de l'exil - les autorités de Téhéran l'avaient frappée d'interdiction de quitter le territoire après qu'elle soit apparue sans voile lors de la promotion du film -, elle s'est ensuite multipliée sur les terrains les plus divers, sa filmographie alignant, à la suite de celui d'Asghar Farhadi (A propos d'Elly), les noms de Marjane Satrapi (Poulet aux prunes), Atiq Rahimi (Syngué Sabour), Hiner Saleem (My Sweet Pepper Land), Louis Garrel (Les Deux amis), Christophe Honoré (Les Malheurs de Sophie), et beaucoup d'autres. Jusqu'à Jim Jarmusch qui en faisait la compagne de Paterson dans l'impeccable film éponyme, avant qu'elle n'enchaîne sur une énième relance de Pirates des Caraïbes: libre, définitivement.
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