Dimitri Verhulst en avait fait un roman, Monoloog van iemand die het gewoon werd tegen zichzelf te praten. Koen Mortier, réalisateur de Ex-Drummer, adapte aujourd'hui ce texte de l'écrivain de La Merditude des choses (1). C'est l'histoire d'un champion cycliste, des dernières semaines de sa vie, de son ultime voyage (en Afrique) et de son décès dans des circonstances mystérieuses. Une histoire dont l'inspiration est venue du talentueux et regretté Frank Vandenbroucke, surnommé "l'enfant terrible du cyclisme belge". Un ange n'est pas un biopic, loin de là. S'il aborde sans ciller le mal être de Thierry, son personnage principal intensément campé par Vincent Rottiers, le film se concentre surtout sur sa dernière aventure amoureuse avec une jeune "gazelle" sénégalaise. Il le fait dans un style impressionniste où la caméra se fait personnage, tirant la couverture à elle et créant une atmosphère oppressante que renforce encore une bande sonore travaillée. Koen Mortier nous invite à une balade fatale, entre espoir et désespoir avec au bout la mort. Son approche esthétisante peine un peu à convaincre, mais Rottiers signe une prestation habitée.

(1) Adapté avec le succès qu'on sait par Felix Van Groeningen.

De Koen Mortier. Avec Vincent Rottiers, Fatou N'Diaye, Paul Bartel. 1h45. Sortie: 19/09. ***

>> Lire également notre interview de Vincent Rottiers.

Dimitri Verhulst en avait fait un roman, Monoloog van iemand die het gewoon werd tegen zichzelf te praten. Koen Mortier, réalisateur de Ex-Drummer, adapte aujourd'hui ce texte de l'écrivain de La Merditude des choses (1). C'est l'histoire d'un champion cycliste, des dernières semaines de sa vie, de son ultime voyage (en Afrique) et de son décès dans des circonstances mystérieuses. Une histoire dont l'inspiration est venue du talentueux et regretté Frank Vandenbroucke, surnommé "l'enfant terrible du cyclisme belge". Un ange n'est pas un biopic, loin de là. S'il aborde sans ciller le mal être de Thierry, son personnage principal intensément campé par Vincent Rottiers, le film se concentre surtout sur sa dernière aventure amoureuse avec une jeune "gazelle" sénégalaise. Il le fait dans un style impressionniste où la caméra se fait personnage, tirant la couverture à elle et créant une atmosphère oppressante que renforce encore une bande sonore travaillée. Koen Mortier nous invite à une balade fatale, entre espoir et désespoir avec au bout la mort. Son approche esthétisante peine un peu à convaincre, mais Rottiers signe une prestation habitée.(1) Adapté avec le succès qu'on sait par Felix Van Groeningen.