Une histoire que Clooney entame avec le vol de l'Agneau Mystique, des frères Van Eyck, à Gand, pour enchaîner avec la formation de cette équipe d'élite, engagée dans un contre-la-montre hasardeux pour la sauvegarde du patrimoine de l'humanité.

Il y avait là, assurément, un sujet intéressant -voisin, par certains aspects, de celui de Diplomatie, de Volker Schlöndorff (lire le Focus du 7 mars). Las, du drame ou de la comédie, Clooney ne semble pas savoir quel angle choisir, s'en tenant à un moyen terme guère concluant, et assortissant en outre un message fort appuyé de quelques couplets patriotiques un brin poussifs. Son casting de stars semble pour sa part se demander dans quelle pièce il joue, entre Matt Damon s'escrimant à parler en français (running gag laborieux du film), Cate Blanchett passant quelque peu à travers, Jean Dujardin assurant le quota frenchy de l'entreprise et John Goodman visiblement peu concerné par l'opération. En quoi il est bientôt rejoint par le spectateur, réprimant à grand-peine force bâillements devant ce spectacle boursouflé, superproduction à l'ancienne qui, pour n'être pas fondamentalement déplaisante, se révèle finalement bien anecdotique. Et ce n'est pas le sourire enjôleur d'un Clooney en mode boy-scout qui va changer quoi que ce soit à l'affaire...

  • DE ET AVEC GEORGE CLOONEY. AVEC JOHN GOODMAN, JEAN DUJARDIN, MATT DAMON. 1H58. SORTIE: 12/03.
Une histoire que Clooney entame avec le vol de l'Agneau Mystique, des frères Van Eyck, à Gand, pour enchaîner avec la formation de cette équipe d'élite, engagée dans un contre-la-montre hasardeux pour la sauvegarde du patrimoine de l'humanité.Il y avait là, assurément, un sujet intéressant -voisin, par certains aspects, de celui de Diplomatie, de Volker Schlöndorff (lire le Focus du 7 mars). Las, du drame ou de la comédie, Clooney ne semble pas savoir quel angle choisir, s'en tenant à un moyen terme guère concluant, et assortissant en outre un message fort appuyé de quelques couplets patriotiques un brin poussifs. Son casting de stars semble pour sa part se demander dans quelle pièce il joue, entre Matt Damon s'escrimant à parler en français (running gag laborieux du film), Cate Blanchett passant quelque peu à travers, Jean Dujardin assurant le quota frenchy de l'entreprise et John Goodman visiblement peu concerné par l'opération. En quoi il est bientôt rejoint par le spectateur, réprimant à grand-peine force bâillements devant ce spectacle boursouflé, superproduction à l'ancienne qui, pour n'être pas fondamentalement déplaisante, se révèle finalement bien anecdotique. Et ce n'est pas le sourire enjôleur d'un Clooney en mode boy-scout qui va changer quoi que ce soit à l'affaire...