Inaugurés en 2012, The Hunger Games étaient appelés à faire date, la série, inspirée de l'oeuvre éponyme de Suzannne Collins, ayant non seulement fait de Jennifer Lawrence une (super)star, mais aussi reprofilé avantageusement les franchises adolescentes -au point de déjà susciter une copie presque conforme avec Divergent. Ultime épisode de la saga, Mockingjay Part 2 constitue toutefois une relative déception. S'il connaît ses gammes (il était à la tête des deux volets précédents), et respecte le cahier des charges, Francis Lawrence ne peut rien contre la fausse bonne idée ayant présidé à l'entreprise, à savoir tronçonner l'ultime roman de la trilogie en deux parties. Le précédent Harry Potter est passé par là, en effet, mais s'il y avait dans la manoeuvre la promesse de plantureux bénéfices, elle ne sera pas allée sans un lourd écot narratif: les 2h17 de ce film d'action semblent inutilement s'étirer vers une résolution somme toute attendue. Et cela, en dépit de l'un ou l'autre morceau de bravoure -la montée des huiles, ou la traversée des égoûts, objectivement saisissante-, et du charisme intact de Jennifer Lawrence, actrice de la trempe dont l'on fait les super-héroïnes. Plus gênant, les enjeux politiques et sociétaux de cette révolution en marche semblent quelque peu se diluer dans un banal salmigondis, là où l'intrigue sentimentale ne s'écarte guère d'un schéma convenu. Autant dire que La Révolte laisse le spectateur sur sa faim. Si bien que, partie sur des bases extrêmement prometteuses, la saga s'achève sur une impression en demi-teinte: Panem & circences, mais encore?

De Francis Lawrence. Avec Jennifer Lawrence, Julianne Moore, Woody Harrelson. 2h17. Sortie: 18/11.

Inaugurés en 2012, The Hunger Games étaient appelés à faire date, la série, inspirée de l'oeuvre éponyme de Suzannne Collins, ayant non seulement fait de Jennifer Lawrence une (super)star, mais aussi reprofilé avantageusement les franchises adolescentes -au point de déjà susciter une copie presque conforme avec Divergent. Ultime épisode de la saga, Mockingjay Part 2 constitue toutefois une relative déception. S'il connaît ses gammes (il était à la tête des deux volets précédents), et respecte le cahier des charges, Francis Lawrence ne peut rien contre la fausse bonne idée ayant présidé à l'entreprise, à savoir tronçonner l'ultime roman de la trilogie en deux parties. Le précédent Harry Potter est passé par là, en effet, mais s'il y avait dans la manoeuvre la promesse de plantureux bénéfices, elle ne sera pas allée sans un lourd écot narratif: les 2h17 de ce film d'action semblent inutilement s'étirer vers une résolution somme toute attendue. Et cela, en dépit de l'un ou l'autre morceau de bravoure -la montée des huiles, ou la traversée des égoûts, objectivement saisissante-, et du charisme intact de Jennifer Lawrence, actrice de la trempe dont l'on fait les super-héroïnes. Plus gênant, les enjeux politiques et sociétaux de cette révolution en marche semblent quelque peu se diluer dans un banal salmigondis, là où l'intrigue sentimentale ne s'écarte guère d'un schéma convenu. Autant dire que La Révolte laisse le spectateur sur sa faim. Si bien que, partie sur des bases extrêmement prometteuses, la saga s'achève sur une impression en demi-teinte: Panem & circences, mais encore?