Consacrant le retour aux affaires de l'homme-araignée, No Way Home reprend les choses là où Far from Homeles avait laissées il y a deux ans: son identité révélée, et bientôt pris pour cible par l'opinion publique avec MJ (Zendaya), sa petite amie, Peter Parker (Tom Holland) s'en remet au Dr Strange (Benedict Cumberbatch) pour, d'un sortilège dont il a le secret, faire oublier au monde qu'il est Spider-Man. La confusion présidant à la manoeuvre a toutefois pour effet de mélanger d'autres dimensions à la sienne. Et les ennemis des différentes incarnations de Spider-Man - Bouffon Vert, Docteur Octopus, Lézard, Homme-sable ou autre Electro - de surgir de leurs univers parallèles, laissant le Tisseur face à une tâche titanesque...

Longtemps super-héros solitaire, Spider-Man s'est vu rattacher, depuis Captain America: Civil War, à l'Univers cinématographique Marvel, avec les possibilités démultipliées qui en découlaient. Une logique que No Way Home ne se fait faute d'exploiter, le film fusionnant les différentes déclinaisons de la saga dans une même dimension - on se gardera d'en dire plus, histoire de ne pas gâcher le plaisir des spectateurs -, avec pour effet une inévitable surenchère certes, mais aussi ce qui ressemble à un retour aux fondamentaux. Sa toile ainsi écartelée, cette nouvelle aventure du Tisseur est une incontestable réussite, en dépit de sa longueur excessive: si ce Spider-Man s'inscrit résolument dans l'air barnumesque du temps (avec au passage divers morceaux de bravoure dont une scène mémorable dans la dimension miroir), il renoue aussi habilement avec l'ADN du personnage, dont la mythologie s'invite généreusement à l'écran. De quoi séduire les fans toutes générations confondues, avec encore ce qu'il faut de second degré et de clins d'oeil, mais aussi un rappel bienvenu du sens moral qui l'anime, et qui achève de faire de"your friendly neighborhood Spider-Man" le plus fréquentable des super-héros...

Spider-Man: No Way Home. Film de super-héros de Jon Watts. Avec Tom Holland, Zendaya, Benedict Cumberbatch. 2h30. ***(*)

Consacrant le retour aux affaires de l'homme-araignée, No Way Home reprend les choses là où Far from Homeles avait laissées il y a deux ans: son identité révélée, et bientôt pris pour cible par l'opinion publique avec MJ (Zendaya), sa petite amie, Peter Parker (Tom Holland) s'en remet au Dr Strange (Benedict Cumberbatch) pour, d'un sortilège dont il a le secret, faire oublier au monde qu'il est Spider-Man. La confusion présidant à la manoeuvre a toutefois pour effet de mélanger d'autres dimensions à la sienne. Et les ennemis des différentes incarnations de Spider-Man - Bouffon Vert, Docteur Octopus, Lézard, Homme-sable ou autre Electro - de surgir de leurs univers parallèles, laissant le Tisseur face à une tâche titanesque...Longtemps super-héros solitaire, Spider-Man s'est vu rattacher, depuis Captain America: Civil War, à l'Univers cinématographique Marvel, avec les possibilités démultipliées qui en découlaient. Une logique que No Way Home ne se fait faute d'exploiter, le film fusionnant les différentes déclinaisons de la saga dans une même dimension - on se gardera d'en dire plus, histoire de ne pas gâcher le plaisir des spectateurs -, avec pour effet une inévitable surenchère certes, mais aussi ce qui ressemble à un retour aux fondamentaux. Sa toile ainsi écartelée, cette nouvelle aventure du Tisseur est une incontestable réussite, en dépit de sa longueur excessive: si ce Spider-Man s'inscrit résolument dans l'air barnumesque du temps (avec au passage divers morceaux de bravoure dont une scène mémorable dans la dimension miroir), il renoue aussi habilement avec l'ADN du personnage, dont la mythologie s'invite généreusement à l'écran. De quoi séduire les fans toutes générations confondues, avec encore ce qu'il faut de second degré et de clins d'oeil, mais aussi un rappel bienvenu du sens moral qui l'anime, et qui achève de faire de"your friendly neighborhood Spider-Man" le plus fréquentable des super-héros...