De telles prémices, mêlant Toy Story et La Ferme Des Animaux d'Orwell, offrent bien sûr un terreau fertile pour une satire, au choix, du capitalisme, du totalitarisme ou carrément de la condition humaine elle-même! Les scénaristes du film, emmenés par Seth Rogen et Evan Goldberg (Pineapple Express, Superbad, The Interview...), ont décidé de se focaliser uniquement sur l'opposition entre la foi et la science, un débat il est vrai plus vibrant aux États-Unis que chez nous. Malheureusement, même une seule parabole semble trop difficile à gérer pour eux et le sous-texte n'apparaît que tardivement et sans subtilité. Avant cela, on a surtout droit à un festival de vulgarité, les cinéastes ne semblant pas se remettre du fait qu'une saucisse et un sandwich mou ressemblent vaguement à un pénis et un vagin. Autant dire que sur une heure et demie la blague devient répétitive. Parodies, clichés racistes, numéros musicaux, drogue et jurons, tout est alors balancé en vrac pour maintenir l'intérêt du spectateur. Et parfois ça marche! Le plaisir de la transgression aidant, on s'amuse du contenu résolument "adulte" d'un film au look enfantin (lire également notre dossier), et particulièrement des scènes de massacre de la nourriture. L'animation est à la hauteur des exigences actuelles et le prestigieux casting de voix impeccable. Hélas, l'avalanche de gags potaches se fait aux dépens de la cohérence narrative et esthétique et l'on reste... sur sa faim.

DE GREG TIERNAN ET CONRAD VERNON. AVEC LES VOIX DE SETH ROGEN, KRISTEN WIIG, JONAH HILL. 1H29. SORTIE: 26/10. **(*)

De telles prémices, mêlant Toy Story et La Ferme Des Animaux d'Orwell, offrent bien sûr un terreau fertile pour une satire, au choix, du capitalisme, du totalitarisme ou carrément de la condition humaine elle-même! Les scénaristes du film, emmenés par Seth Rogen et Evan Goldberg (Pineapple Express, Superbad, The Interview...), ont décidé de se focaliser uniquement sur l'opposition entre la foi et la science, un débat il est vrai plus vibrant aux États-Unis que chez nous. Malheureusement, même une seule parabole semble trop difficile à gérer pour eux et le sous-texte n'apparaît que tardivement et sans subtilité. Avant cela, on a surtout droit à un festival de vulgarité, les cinéastes ne semblant pas se remettre du fait qu'une saucisse et un sandwich mou ressemblent vaguement à un pénis et un vagin. Autant dire que sur une heure et demie la blague devient répétitive. Parodies, clichés racistes, numéros musicaux, drogue et jurons, tout est alors balancé en vrac pour maintenir l'intérêt du spectateur. Et parfois ça marche! Le plaisir de la transgression aidant, on s'amuse du contenu résolument "adulte" d'un film au look enfantin (lire également notre dossier), et particulièrement des scènes de massacre de la nourriture. L'animation est à la hauteur des exigences actuelles et le prestigieux casting de voix impeccable. Hélas, l'avalanche de gags potaches se fait aux dépens de la cohérence narrative et esthétique et l'on reste... sur sa faim.