Premier documentaire de l'Histoire de la Mostra à être sélectionné en compétition officielle, Sacro GRA est reparti de Venise avec rien moins que le Lion d'Or en septembre dernier. Manière de souligner à quel point les (micro-)récits qui composent le film-puzzle de Gianfranco Rosi (lire son interview dans le Focus du 11 avril) n'ont rien à envier à ceux des ténors de la fiction auteuriste. C'est à l'invitation de Nicolò Bassetti, urbaniste et paysagiste persuadé que le GRA (Grande Raccordo Anulare) -soit la ceinture périphérique entourant la capitale italienne- dessinait une zone dont l'identité restait encore à découvrir, que le cinéaste a, des mois durant, filmé les abords de ce vaste et a priori insaisissable serpent cinétique.

En résulte un singulier condensé documentaire de tranches de vie qui, à la périphérie de Rome, semblent se faire écho, communiquer entre elles, se répondre à distance. Un condensé, aussi, de fameuses tronches de vie, avec cette poignée de personnages hors normes, marginaux ou laissés-pour-compte à la faconde et au sens de la formule peu communs. Pour le portrait en creux d'une métropole à deux vitesses. A sa façon, le film répond également à cette question, fascinante, que l'on se pose immanquablement aux abords des villes: que se cache-t-il derrière ces fenêtres? Quels genres de vies éclairent ces lumières? Ou comment rendre visible l'invisible.

  • DE GIANFRANCO ROSI. 1H33. SORTIE: 16/04.
Premier documentaire de l'Histoire de la Mostra à être sélectionné en compétition officielle, Sacro GRA est reparti de Venise avec rien moins que le Lion d'Or en septembre dernier. Manière de souligner à quel point les (micro-)récits qui composent le film-puzzle de Gianfranco Rosi (lire son interview dans le Focus du 11 avril) n'ont rien à envier à ceux des ténors de la fiction auteuriste. C'est à l'invitation de Nicolò Bassetti, urbaniste et paysagiste persuadé que le GRA (Grande Raccordo Anulare) -soit la ceinture périphérique entourant la capitale italienne- dessinait une zone dont l'identité restait encore à découvrir, que le cinéaste a, des mois durant, filmé les abords de ce vaste et a priori insaisissable serpent cinétique.En résulte un singulier condensé documentaire de tranches de vie qui, à la périphérie de Rome, semblent se faire écho, communiquer entre elles, se répondre à distance. Un condensé, aussi, de fameuses tronches de vie, avec cette poignée de personnages hors normes, marginaux ou laissés-pour-compte à la faconde et au sens de la formule peu communs. Pour le portrait en creux d'une métropole à deux vitesses. A sa façon, le film répond également à cette question, fascinante, que l'on se pose immanquablement aux abords des villes: que se cache-t-il derrière ces fenêtres? Quels genres de vies éclairent ces lumières? Ou comment rendre visible l'invisible.