Le tour de Rio est venu, la cité hôte des prochains Jeux olympiques d'été -en 2016- ayant un potentiel certain en matière de décors naturels, d'histoires et de richesse humaine. La déception n'en est pas moins au rendez-vous d'un projet donnant l'impression globale de passer à côté de son ambition. Les seuls courts métrages valant le déplacement sont celui du Mexicain Guillermo Arriaga (sombre et intense plongée dans l'univers des combats clandestins, sur les pas d'un boxeur amputé d'un bras) et du Coréen Im Sang-soo (avec Tonico Pereira en vampire rondouillard, serveur de restaurant à lunettes noires donnant de la canine dans un récit à la folie communicative). On sauvera aussi l'épisode formellement excitant d'un Fernando Meirelles styliste, où Vincent Cassel joue un sculpteur sur sable inspiré par une belle aux pieds nus. Le reste est court en idées, pauvre en originalité, joliment filmé parfois, sensuel souvent, généreux aussi, mais globalement assez ennuyeux.

De Fernando Meirelles, José Padilha, Guillermo Arriaga, Cesar Charlone, Vicente Amorim, Im Sang-soo, Nadine Labaki, Carlos Saldana, Paolo Sorrentino, John Turturro, Andrucha Waddington. 1h50. Sortie: 03/06.

Le tour de Rio est venu, la cité hôte des prochains Jeux olympiques d'été -en 2016- ayant un potentiel certain en matière de décors naturels, d'histoires et de richesse humaine. La déception n'en est pas moins au rendez-vous d'un projet donnant l'impression globale de passer à côté de son ambition. Les seuls courts métrages valant le déplacement sont celui du Mexicain Guillermo Arriaga (sombre et intense plongée dans l'univers des combats clandestins, sur les pas d'un boxeur amputé d'un bras) et du Coréen Im Sang-soo (avec Tonico Pereira en vampire rondouillard, serveur de restaurant à lunettes noires donnant de la canine dans un récit à la folie communicative). On sauvera aussi l'épisode formellement excitant d'un Fernando Meirelles styliste, où Vincent Cassel joue un sculpteur sur sable inspiré par une belle aux pieds nus. Le reste est court en idées, pauvre en originalité, joliment filmé parfois, sensuel souvent, généreux aussi, mais globalement assez ennuyeux.