Les conflits meurtriers qui ont affecté l'ex-Yougoslavie, et plus spécifiquement leurs conséquences humaines et morales, servent de toile de fond à ce drame feutré où une infirmière à domicile ayant à l'époque fui vers Zagreb avec les siens se retrouve soudainement confrontée aux fantômes du passé. Le recours quasi systématique au surcadrage et aux motifs verticaux suggère l'idée de réclusion: 20 ans après, la guerre est toujours une prison. Idée phare mais aussi piège narratif d'un film "à chute" résolument plombé, et aussi passablement plombant, faisant de la vengeance l'étonnant moteur de son récit amer invitant au pardon, dans un geste cinématographique à la limite de l'hermétisme.

De Zrinko Ogresta. Avec Ksenija Marinkovic, Lazar Ristovski, Robert Budak. 1h25. Sortie: 22/03. ***

Les conflits meurtriers qui ont affecté l'ex-Yougoslavie, et plus spécifiquement leurs conséquences humaines et morales, servent de toile de fond à ce drame feutré où une infirmière à domicile ayant à l'époque fui vers Zagreb avec les siens se retrouve soudainement confrontée aux fantômes du passé. Le recours quasi systématique au surcadrage et aux motifs verticaux suggère l'idée de réclusion: 20 ans après, la guerre est toujours une prison. Idée phare mais aussi piège narratif d'un film "à chute" résolument plombé, et aussi passablement plombant, faisant de la vengeance l'étonnant moteur de son récit amer invitant au pardon, dans un geste cinématographique à la limite de l'hermétisme.