[Critique ciné] My Generation, portrait ironique des années 60

12/09/18 à 09:54 - Mise à jour à 09:54
Du Le Vif Focus du 06/09/18

DOCUMENTAIRE | Passionnant documentaire que celui-ci! Aussi intéressant par son sujet que divertissant par sa forme.

[Critique ciné] My Generation, portrait ironique des années 60

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[Critique ciné] My Generation, portrait ironique des années 60

Michael Caine nous y sert de guide pour évoquer une époque et un thème qu'il connaît bien pour avoir vécu la première et joué un rôle majeur au coeur du second... Nous voici donc au début des années 60, dans un Londres qui commence à se rêver "swinging". Bientôt, la jeunesse prendra le pouvoir. Une jeunesse impatiente, explosant de créativité (dans la musique, les arts plastiques, la mode) et surtout issue d'une classe populaire qui n'avait jusque-là pas voix au chapitre. Le système ultra-hiérarchisé qui dominait la société britannique va voler en éclats au rythme des riffs de guitare des Kinks et des Stones, du raccourcissement des jupes par Mary Quant et des coups de ciseaux de Vidal Sassoon. Les Beatles, le photographe David Bailey et la mannequin Twiggy seront au centre de cette révolution subversive et joyeuse, avec un Michael Caine appelé à devenir le premier comédien star de culture cockney, accent de l'Est londonien compris. Avec pareil narrateur, My Generation peut allier l'ironie à l'évocation d'une décennie cruciale. Et par la même occasion éviter le double piège de la nostalgie mièvre et de l'angélisme béat. Un bon documentaire, riche de très nombreux témoignages et qu'on prend grand plaisir à regarder. À écouter, aussi, avec sa bande originale terriblement percutante.

De David Batty. Avec Michael Caine, Paul McCartney, Marianne Faithfull. 1h25. Sortie: 12/09. ***(*)

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