Dernière trouvaille de ses programmateurs, le tout nouveau film des frères Buharov. Lesquels ne sont pas frères, et ne s'appellent pas Buharov... Joyeux empêcheurs de penser et de filmer en rond, ces Hongrois pratiquent un cinéma libertaire et foutraque, campant aux confins du politique et du fantastique, du burlesque et d'une poésie sauvage, rebelle. Most of the Souls that Live Here enchaîne les séquences comme des saynètes centrées sur les rapports entre nature et culture, liberté et pouvoir, le gouvernement se voyant soumis à une critique acerbe, débouchant sur un élan quasi-insurrectionnel. La transmission est au coeur d'un film vaguement inspiré par une école anarchiste ayant réellement existé et professant une éducation non-autoritaire. Du débat télévisé au rituel cryptique, le film est très verbal, voire parfois bavard. Mais les Buharov font aussi preuve d'un sens de l'image frappante (l'urne électorale en forme de chiotte...), et d'un goût certain pour le comique de situation. Ils font aussi aux femmes une place digne de leur énergie subversive (celle qui fait si peur aux religions!). Quelque part entre Proudhon, Emma Goldman et les Monty Python, le spectacle est aussi corrosif que barré, aussi drôle que riche de sens. Le Nova propose, outre Most of the Souls that Live Here, un programme reprenant les autres films des faux frères. A ne pas manquer!

D'Igor et Ivan Buharov. Avec Nyitrai Illès, Szabo Domonkos, Durst Peter. 1h30. Sortie: 30/03.

Dernière trouvaille de ses programmateurs, le tout nouveau film des frères Buharov. Lesquels ne sont pas frères, et ne s'appellent pas Buharov... Joyeux empêcheurs de penser et de filmer en rond, ces Hongrois pratiquent un cinéma libertaire et foutraque, campant aux confins du politique et du fantastique, du burlesque et d'une poésie sauvage, rebelle. Most of the Souls that Live Here enchaîne les séquences comme des saynètes centrées sur les rapports entre nature et culture, liberté et pouvoir, le gouvernement se voyant soumis à une critique acerbe, débouchant sur un élan quasi-insurrectionnel. La transmission est au coeur d'un film vaguement inspiré par une école anarchiste ayant réellement existé et professant une éducation non-autoritaire. Du débat télévisé au rituel cryptique, le film est très verbal, voire parfois bavard. Mais les Buharov font aussi preuve d'un sens de l'image frappante (l'urne électorale en forme de chiotte...), et d'un goût certain pour le comique de situation. Ils font aussi aux femmes une place digne de leur énergie subversive (celle qui fait si peur aux religions!). Quelque part entre Proudhon, Emma Goldman et les Monty Python, le spectacle est aussi corrosif que barré, aussi drôle que riche de sens. Le Nova propose, outre Most of the Souls that Live Here, un programme reprenant les autres films des faux frères. A ne pas manquer!