C'est l'histoire d'Henri (Yvan Attal), la cinquantaine lasse, écrivain has been courant mollement après son unique succès. Et étouffant, en attendant, entre sa femme Cécile (Charlotte Gainsbourg), et leurs quatre (grands) enfants, causes, à ses yeux, de tous ses soucis, manque d'inspiration et de libido en tête ...

C'est l'histoire d'Henri (Yvan Attal), la cinquantaine lasse, écrivain has been courant mollement après son unique succès. Et étouffant, en attendant, entre sa femme Cécile (Charlotte Gainsbourg), et leurs quatre (grands) enfants, causes, à ses yeux, de tous ses soucis, manque d'inspiration et de libido en tête -ce qu'on appelle communément la crise de la cinquantaine. Moment où un chien, massif et obsédé, surgit, impromptu, s'imposant dans son existence et dans celle de la famille, avec force effets dévastateurs. Adaptant le roman culte de John Fante, dont il transpose l'action de Malibu à la côte basque et des années 60 à l'époque contemporaine, Yvan Attal poursuit, avec Mon chien stupide, une exploration du couple entamée il y a une vingtaine d'années avec Ma femme est une actrice et poursuivie avec Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Le temps a fait son oeuvre, l'usure s'est installée, et avec elle une lassitude même plus dissimulée, perspective embrassée avec une bonne dose d'humour -noir le plus souvent s'entend. De l'auteur de Demande à la poussière, le cinéaste a conservé le ton corrosif en effet, et le film, s'il apparaît parfois un peu mécanique dans sa construction, n'en reste pas moins un régal de comédie grinçante, féroce dans le trait, non sans que l'émotion et le trouble s'y immiscent en sourdine, portés par l'alchimie unissant Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal, couple au long cours à la ville comme à l'écran...