Premier long métrage de Wayne Roberts, Katie Says Goodbye nous emmène dans le fin fond de l'Arizona où Katie (Olivia Cooke) est serveuse dans un diner pour routiers, tout en nourrissant des rêves d'ailleurs -San Francisco, plus précisément, où elle se verrait bien entamer une vie de coiffeuse. Un projet qu'elle s'emploie à financer en multipliant les passes à quelques dollars, manière aussi, incidemment, d'aider sa mère (Mireille Enos), au chômage. Et la jeune femme, naïve et opiniâtre, d'embrasser la vie d'un sourire lumineux, a fortiori lorsqu'elle rencontre Bruno (Christopher Abbott), le laconique employé du garage du coin avec qui elle file le parfait amour; moment où sa réputation de fille facile va toutefois les rattraper, l'horizon se chargeant de violence dans la foulée... S'il y a là, apparemment, un film comme le cinéma indépendant américain en engendre de nombreux, le premier opus de Wayne Roberts n'en produit pas moins une petite musique singulière. Soit, filmé caméra à l'épaule, un insolite et émouvant portrait au féminin, porté par la foi d'une héroïne dont les circonstances, aussi dures soient-elles, n'entament en rien l'inébranlable confiance en l'avenir. Un personnage, concentré d'innocence et d'énergie, auquel l'actrice britannique Olivia Cooke, magnétique, apporte une forme de grâce à même d'embraser l'écran. Vue depuis dans Ready Player One de Steven Spielberg, elle est l'incontestable révélation d'un film qui impose par ailleurs Roberts comme un jeune auteur à suivre -on lui prête l'intention de réaliser une trilogie dont le second volet, Richard Says Goodbye, réunira Johnny Depp et Zoey Deutch.

De Wayne Roberts. Avec Olivia Cooke, Christopher Abbott. 1h28. Sortie: 29/08. ***(*)

Premier long métrage de Wayne Roberts, Katie Says Goodbye nous emmène dans le fin fond de l'Arizona où Katie (Olivia Cooke) est serveuse dans un diner pour routiers, tout en nourrissant des rêves d'ailleurs -San Francisco, plus précisément, où elle se verrait bien entamer une vie de coiffeuse. Un projet qu'elle s'emploie à financer en multipliant les passes à quelques dollars, manière aussi, incidemment, d'aider sa mère (Mireille Enos), au chômage. Et la jeune femme, naïve et opiniâtre, d'embrasser la vie d'un sourire lumineux, a fortiori lorsqu'elle rencontre Bruno (Christopher Abbott), le laconique employé du garage du coin avec qui elle file le parfait amour; moment où sa réputation de fille facile va toutefois les rattraper, l'horizon se chargeant de violence dans la foulée... S'il y a là, apparemment, un film comme le cinéma indépendant américain en engendre de nombreux, le premier opus de Wayne Roberts n'en produit pas moins une petite musique singulière. Soit, filmé caméra à l'épaule, un insolite et émouvant portrait au féminin, porté par la foi d'une héroïne dont les circonstances, aussi dures soient-elles, n'entament en rien l'inébranlable confiance en l'avenir. Un personnage, concentré d'innocence et d'énergie, auquel l'actrice britannique Olivia Cooke, magnétique, apporte une forme de grâce à même d'embraser l'écran. Vue depuis dans Ready Player One de Steven Spielberg, elle est l'incontestable révélation d'un film qui impose par ailleurs Roberts comme un jeune auteur à suivre -on lui prête l'intention de réaliser une trilogie dont le second volet, Richard Says Goodbye, réunira Johnny Depp et Zoey Deutch.