On peut bien sûr pousser un gros cocorico à l'idée que la réalisation d'un blockbuster US de cette ampleur soit confiée à un duo de cinéastes belges (lire leur interview). Mais il est aussi permis de trouver le résultat assez consternant de laideur, le film et ses décors de carton-pâte évoquant tout du long une mauvaise pub des années 80 pour du rhum cubain. Simples exécutants à la mise en scène indifférenciée, El Arbi et Fallah s'autorisent à faire de la soupe au drama emphatisé sous prétexte qu'ils ironisent ponctuellement sur la chose. Loin de la folie de Michael Bay, qui signait les deux premiers épisodes de la saga, leur Bad Boys for Life joue la carte du consensus mou et débandé. Et ses bêtes blagues à base de viagra n'y pourront rien changer.

D'Adil El Arbi et Bilall Fallah. Avec Will Smith, Martin Lawrence. 2h04. Sortie: 22/01. *(*)

On peut bien sûr pousser un gros cocorico à l'idée que la réalisation d'un blockbuster US de cette ampleur soit confiée à un duo de cinéastes belges (lire leur interview). Mais il est aussi permis de trouver le résultat assez consternant de laideur, le film et ses décors de carton-pâte évoquant tout du long une mauvaise pub des années 80 pour du rhum cubain. Simples exécutants à la mise en scène indifférenciée, El Arbi et Fallah s'autorisent à faire de la soupe au drama emphatisé sous prétexte qu'ils ironisent ponctuellement sur la chose. Loin de la folie de Michael Bay, qui signait les deux premiers épisodes de la saga, leur Bad Boys for Life joue la carte du consensus mou et débandé. Et ses bêtes blagues à base de viagra n'y pourront rien changer.