On connaît désormais bien le principe: des classiques du cinéma muet tirés du catalogue de la célèbre société allemande UFA, idéalement restaurés, sont projetés avec accompagnement musical "live". L'événement s'est fait connaître à Potsdam et à Berlin, il s'est ensuite exporté et s'est notamment installé à Bozar, où il connaît cette année sa sixième édition en Belgique. Au programme, comme chaque fois très alléchant, un film allemand, un français et un américain. C'est l'hilarant et trépidant Harold Lloyd qui ouvrira le bal avec le formidable Safety Last! de 1923, sur une musique spécialement composée par le New-Yorkais Carl Davis et interprétée par le désormais célèbre Brussels Philharmonic(1). Davis a déjà signé une cinquantaine de partitions pour films muets. Il est devenu LA référence dans ce domaine à la fois pointu et de plus en plus populaire. Nul doute qu'il servira de la plus belle façon ce chef-d'oeuvre burlesque de Fred C. Newmeyer et Sam Taylor qui filment un Harold Lloyd déchaîné dans le rôle d'un provincial monté à la grande ville et travaillant dans un grand magasin, avec une ambition de réussir littéralement élevée puisqu'elle passera par l'escalade d'un gratte-ciel. Vertigineux et irrésistiblement drôle! Les Vampires (1915) de Louis Feuillade, dont seront projetés les épisodes 2 et 3, est un autre chef-d'oeuvre absolu du 7e art. Ce "serial" captivant chronique les méfaits d'une société secrète défiant une police impuissante et qu'un journaliste s'acharne à pister. Entre réalisme et poésie quasi fantastique, le spectacle est aussi superbe qu'inquiétant. L'accompagnement sera assuré en mode électro par Arandel, assisté de deux bruiteurs. Der Geiger von Florenz (1925-1926) clôturera l'édition 2018 des UFA Film Nights. Réalisé par Paul Czinner, avec une musique d'Uwe Dierksen et de son Ensemble, le film narre les tribulations d'une jeune fille qu'un père remarié exile dans une pension en Suisse, et qui fuira, travestie en homme... Une curiosité de premier plan, pour achever d'originale manière trois jours de célébration à ne pas manquer.

(1) Que sa nomination à l'Oscar pour l'enregistrement de la musique de The Artist a naguère propulsé vers la gloire internationale.

UFA Film Nights: les 20, 21 et 22/09 à Bozar, Bruxelles. www.bozar.be

On connaît désormais bien le principe: des classiques du cinéma muet tirés du catalogue de la célèbre société allemande UFA, idéalement restaurés, sont projetés avec accompagnement musical "live". L'événement s'est fait connaître à Potsdam et à Berlin, il s'est ensuite exporté et s'est notamment installé à Bozar, où il connaît cette année sa sixième édition en Belgique. Au programme, comme chaque fois très alléchant, un film allemand, un français et un américain. C'est l'hilarant et trépidant Harold Lloyd qui ouvrira le bal avec le formidable Safety Last! de 1923, sur une musique spécialement composée par le New-Yorkais Carl Davis et interprétée par le désormais célèbre Brussels Philharmonic(1). Davis a déjà signé une cinquantaine de partitions pour films muets. Il est devenu LA référence dans ce domaine à la fois pointu et de plus en plus populaire. Nul doute qu'il servira de la plus belle façon ce chef-d'oeuvre burlesque de Fred C. Newmeyer et Sam Taylor qui filment un Harold Lloyd déchaîné dans le rôle d'un provincial monté à la grande ville et travaillant dans un grand magasin, avec une ambition de réussir littéralement élevée puisqu'elle passera par l'escalade d'un gratte-ciel. Vertigineux et irrésistiblement drôle! Les Vampires (1915) de Louis Feuillade, dont seront projetés les épisodes 2 et 3, est un autre chef-d'oeuvre absolu du 7e art. Ce "serial" captivant chronique les méfaits d'une société secrète défiant une police impuissante et qu'un journaliste s'acharne à pister. Entre réalisme et poésie quasi fantastique, le spectacle est aussi superbe qu'inquiétant. L'accompagnement sera assuré en mode électro par Arandel, assisté de deux bruiteurs. Der Geiger von Florenz (1925-1926) clôturera l'édition 2018 des UFA Film Nights. Réalisé par Paul Czinner, avec une musique d'Uwe Dierksen et de son Ensemble, le film narre les tribulations d'une jeune fille qu'un père remarié exile dans une pension en Suisse, et qui fuira, travestie en homme... Une curiosité de premier plan, pour achever d'originale manière trois jours de célébration à ne pas manquer. (1) Que sa nomination à l'Oscar pour l'enregistrement de la musique de The Artist a naguère propulsé vers la gloire internationale.