"Ni Juge, ni soumise" de Jean Libon et Yves Hinant a reçu le César du meilleur film documentaire. Le chef opérateur liégeois Benoît Debie a reçu le César de la meilleure photographie. Le réalisateur français Rémi Allier, qui s'est vu remettre le César du meilleur film de court métrage pour "Les petites mains", honore également la Belgique puisque l'artiste a étudié à l'IAD à Louvain-la-Neuve et que son oeuvre est une coproduction Belgique/France.

Les César, les "Oscars du cinéma français", sont remis chaque année depuis 1976 par l'Académie des arts et techniques du cinéma. Vendredi soir, ni les réalisateurs Lukas Dhont et Guillaume Senez, ni les actrices Virginie Efira et Cécile de France n'ont reçu de statuette mais les Belges, bien représentés parmi les nommés, ne sont pas tous repartis bredouilles. Benoît Debie a en effet remporté le César de la meilleure photographie pour ses prouesses techniques dans "Les Frères Sisters" de Jacques Audiard.

L'oeuvre très médiatisée "Ni juge, ni soumise", coproduction franco-belge qui suit la juge d'instruction bruxelloise Anne Gruwez dans son travail, s'est distingué comme meilleur film documentaire. "C'est dingue!", a réagi au micro de la RTBF Mme Gruwez après être montée sur scène. La magistrate au franc-parler singulier n'aura cependant pas l'occasion de prolonger les festivités. "A partir de demain (samedi, NDLR) soir, je suis de service jusque lundi matin donc dans l'hypothèse où vous commettez un crime dimanche matin, c'est pour ma pomme", a-t-elle lancé au journaliste.

Enfin, "Les petites mains" de Rémi Allier, sacré meilleur court métrage, a aussi un fort accent belge puisque son réalisateur est basé à Bruxelles et qu'il a été coproduit en Belgique. Le principal vainqueur de la 44e cérémonie des César est "Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand, avec quatre de ces prestigieux prix. Le César de la meilleure réalisation est revenu à Jacques Audiard pour "Les Frères Sisters".